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Éducation

Le Mans : Des parents d'élèves écrivent à Emmanuel Macron contre la carte scolaire

mercredi 27 juin 2018 à 15:15 Par Pierre-Antoine Lefort, France Bleu Maine

Le collectif des "Parents Atterrés", qui regroupe six écoles du Mans a décidé d'écrire au président de la République, Emmanuel Macron. Ils dénoncent les fermetures de classes prévues par la nouvelle carte scolaire.

Le collectif "Parents Atterrés" va envoyer une lettre au président de la République, contre la suppression de classes à la rentrée prochaine.
Le collectif "Parents Atterrés" va envoyer une lettre au président de la République, contre la suppression de classes à la rentrée prochaine. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Le Mans, France

C'est une nouvelle étape dans la contestation contre le projet de carte scolaire en Sarthe. Les parents d'élèves de six établissements du Mans (Germain Pilon, Arthur Rimbaud, maternelle des Maillets, Lucie Aubrac, Gazonfier et Camille Claudel) ont écrit une lettre au président de la République, Emmanuel Macron. Ils s'opposent à la suppression de classes dans leurs écoles, qui doivent notamment permettre de dégager des professeurs pour les CP et CE1 à 12 élèves dans les quartiers prioritaires. 

Dans ce courrier, communiqué à la presse, ils dénoncent "des décisions injustifiées de fermeture ou de non ouverture de classe", et estiment qu'ils n'ont "d'autre choix que de s'adresser directement" au président. Ils étaient ce mercredi matin devant l'école maternelle Arthur Rimbaud, dans le quartier des Sablons pour rassembler des signatures. "On s'est rendu compte que nos voix, et pourtant nous avons déjà rencontré un certain nombre d'instances plus ou moins haut placées, n'étaient pas entendues", explique Perrine Dutertre, maman de deux enfants, et membre du collectif. "Puisque l'on ne nous écoute pas au niveau de l'Académie, au niveau du Département ou du Ministère, on s'adresse directement au président."

39 classes menacées à la rentrée

A la rentrée prochaine, ce sont 39 classes qui pourraient être supprimées dans le département. "On explique notre incompréhension de la communication gouvernementale, qui prône des effectifs réduits en CP et CE1 en REP et REP+ pour permettre des conditions d'apprentissage de meilleur qualité, qui revendique la nécessité de protéger les écoles maternelles et d'intégrer les enfants le plus tôt possible pour une meilleure socialisation, mais ne donne pas les moyens de cette politique. 40 postes devraient être ouverts, et ce sont 40 postes qui sont pris ailleurs pour être mis dans ces écoles. On veut que cette politique soit maintenue, mais pas au détriment des autres", poursuit Perrine Dutertre. 

Il faut continuer, se battre jusqu'au bout pour obtenir ce que l'on veut."

Et ce mercredi devant la maternelle, le collectif reçoit de nombreux soutiens. Comme celui d'Aurélie, qui estime "qu'avec plus de 30 enfants dans la classe, les élèves n'apprendront pas correctement. Il faut continuer, se battre jusqu'au bout pour obtenir ce que l'on veut." Près de 300 parents auraient donné leur coordonnées au collectif. Edouard a ses enfants à Gazonfier. Avec un seuil de fermeture à 156, et 160 élèves scolarisés en juin, l'école ne devrait pas perdre de classe. Pourtant, l'établissement devrait bien passer de 7 à 6 classes à la rentrée. "C'est très bien ce qui est fait pour les CP-CE1, c'est une très bonne idée. Maintenant, si c'est pour dégrader pour les autres, cela me pose problème. On va pas dégrader la condition des uns pour améliorer celle des autres. C'est l'avenir des enfants, notre avenir à tous."

Le collectif sera encore présent jeudi matin devant l'école des Maillets, puis le soir à la préfecture, où doit se dérouler le Conseil départemental de l'Education Nationale (CDEN). Il n'est pas prêt d'abandonner le combat assure Bahija Boukouche, référent des parents d'élèves de l'école maternelle Arthur Rimbaud. "Pourquoi il y aurait une date butoir pour avoir des conditions correctes pour nos enfants ?  D'accord nous sommes en maternelle, mais c'est là où tout commence. Ils ont besoin que l'on s'occupe d'eux, pas qu'ils soient serrés comme dans une boite à sardines."