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Éducation

Le Mans : des parents menacent de saisir la justice pour faire rouvrir une classe

lundi 3 septembre 2018 à 18:54 Par Ruddy Guilmin, France Bleu Maine et France Bleu

Au Mans, le collectif des parents atterrés envisage de contester en justice certaines décisions de fermeture ou de non-ouvertures de classes. En attendant, il s'est rendu dans des écoles en ce jour de rentrée afin de vérifier les comptages d'élèves effectués par l'administration.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Radio France - Victor Vasseur

Le Mans, France

C'est une sorte de rituel, à chaque rentée des classes. Dans plusieurs écoles du département, les inspecteurs se déplacent pour compter les élèves effectivement présents. Le but : procéder, si nécessaire, aux derniers ajustements de la carte scolaire (ouvertures / fermetures de classes). Ce matin, dans une poignée d'écoles du Mans, des parents ont également fait les comptes, notamment à la maternelle Germain Pilon.

Dans cette école où la quatrième classe a été fermée au mois de juin, les parents ont dénombré "98 élèves inscrits, plus 9 tout petits, soit un total de 107", explique l'un des parents atterrés, Nicolas Landy. Le seuil de fermeture de cette quatrième classe était pourtant situé à... 87 élèves ! "Du coup, _on se retrouve avec 35 élèves en petite section_, pour une enseignante et une Atsem, déplore une maman, Giulia Desrues. Ça va devenir de la garderie, il va falloir gérer les pipi, gérer les bobos etc. Ce sera très compliqué pour l'enseignante d'apporter à chaque enfant les bases nécessaires aux apprentissages." 

Ce sureffectif contraint également l'école à refuser les neuf tout petits (moins de 3 ans) qui étaient pourtant inscrits : "Les parents sont arrivés ce matin, raconte Giulia, ils avaient annoncé aux enfants qu'ils allaient faire leur rentrée avec la maîtresse... Et en fait on ne peut pas les accueillir !"

On saura si c'est légal de la part de l'administration de ne pas respecter ses propres seuils - Un parent atterré

Les parents atterrés exigent donc la réouverture de la quatrième classe, indique Nicolas Landy : "Les seuils ont été fixés pour permettre aux enseignants de travailler et aux enfants d'avoir de bonnes conditions d'apprentissage. Ils ont été arrêtés par le directeur académique, qui ne respecte pas les règles qu'il a lui-même fixées ! C'est le monde à l'envers." Ils menacent donc de lancer une action en justice et de saisir le tribunal administratif s'ils n'obtiennent pas gain de cause : "On saura alors si c'est légal de la part de l'administration de ne pas respecter ses propres seuils. Et ça fera jurisprudence pour toute la France." Une procédure concernant l'école des Maillets (trois classes pour une centaine d'élèves) pourrait également être envisagée.

En attendant la décision de l'Education Nationale, ce mardi lors d'un comité technique, les parents atterrés de l'école Germain Pilon organisent une quatrième classe sauvage dite "ludique", où les parents se relaient pour accueillir une quinzaine d'enfants.