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Éducation

Le Mur de Berlin vu par des lycéens de Savoie : " Il faut tout faire pour abattre les murs. Vivre ensemble ! "

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Ils n'étaient pas nés le 9 novembre 1989. Ce jour-là, le Mur de Berlin était brisé comme on brise des chaînes. 150 élèves du lycée Granier, à La Ravoire (Savoie), réalisent une exposition dans leur établissement. Un hymne à la liberté et à l'ouverture d'esprit.

Des lycéens germanophiles et leur professeur
Des lycéens germanophiles et leur professeur © Radio France - Christophe Van Veen

La Ravoire, France

Ce mur, trente ans après sa démolition, provoque toujours autant d'émotion, même pour ces lycéens de Savoie, qui n'étaient pas nés. 150 élèves qui apprennent l'allemand au lycée Granier à La Ravoire (savoie) ont travaillé d'arrache-pied depuis la rentrée scolaire pour proposer une exposition sur la chute du mur de Berlin. 

Les poèmes des jeunes autour du Mur - Radio France
Les poèmes des jeunes autour du Mur © Radio France - Christophe Van Veen

Travail de recherches, écriture de poèmes dans la langue de Goethe, illustrations du Mur avant et après. Et surtout, sur la petite dizaine de panneaux exposés dans le hall principal du lycée, on y lit les leçons de ce Mur. Une brèche dans "la dure limite" , comme le chantait Téléphone. Casser le Mur, c'est rêver d'un autre monde.  

Benjamin et Hugo - 16 ans

Illustration du Mur et ses célèbres fresques - Radio France
Illustration du Mur et ses célèbres fresques © Radio France - Christophe Van Veen

Une société ouverte grâce à la chute du Mur 

Unique enseignante d'allemand dans ce lycée, amoureuse de l'Allemagne, très marquée par la chute du Mur, Isabelle Colombet a initié cette exposition. "J'ai vu le Mur en 1986 avec ma classe, je l'ai vu après la chute, et j'y ai enmené ma fille l'an dernier." La chute du Mur constitue pour Isabelle le signe qu'un autre monde est possible, doit être possible. "L' Allemagne est aujourd'hui une société ouverte, multi-culturelle et c'est en partie grâce à la chute du Mur. On ne doit plus construire ces murs, tous les murs, mais, au contraire, tendre la main pour aller vers un monde meilleur."

Isabelle l'enseignante

Le Mur résonne encore pour la jeune génération

Le fantôme du mur n'est pas si lointain pour les futurs adultes. Certains ados sont allés à Berlin, ils ont vu la carcasse graffitée "Cela fait bizarre de se dire que ce mur séparait deux mondes. Il y a encore beaucoup de traces à Berlin." Les autres imaginent. "Cela paraît impensable. Je n'imagine pas vivre dans une France coupée en deux", explique Hugo. 

Germanophiles pour la plupart, ces lycéens étudient l'allemand pour certains depuis la 6ème. Langue qui n'est plus réservée à une élite et qui n'est pas si compliquée. L'une des jeunes filles de la classe que nous rencontrons, Clara, a participé à un échange avec une jeune fille de la Saxe. Après une désaffection, l'apprentissage de l'Allemand revient en force et les cérémonies de la chute du Mur peuvent participer à cet engouement retrouvé. "Die Mauer" - le Mur - est l'occasion d'apprendre beaucoup plus. C'est une leçon d'humanité.  

Checkpoint Charlie  - Radio France
Checkpoint Charlie © Radio France - Christophe Van Veen

Leur professeur d'allemand Isabelle Colombet a guidé les élèves, les professeurs d'Histoire ont éclairé les zones d'ombre de la RDA. Isabelle a montré les films autour du 9 novembre. Et les enfants des années 2000 l'ont traduit avec leurs mots à travers un récit historique et leurs créations, à savoir des poèmes en allemand. 

La destruction du mur de béton peut devenir le ciment d'un autre monde pour Benjamin. "La chute, c'est le début de la liberté, la fin de la guerre froide. Cela me touche beaucoup. J'aime beaucoup l'Allemagne souvent mal vue par les Français. On imagine la langue difficile et moche, alors que ce n'est pas le cas. Ou encore les Allemands seraient distants et froids. C'est faux. Cela fait partie des idées reçues. Ce sont des murs dans les esprits. Il reste beaucoup de murs dans le monde. Notamment des murs psychologiques entre les pays et les peuples. Il faut les abattre, ces murs, et se mettre ensemble."  

La montgolfière qui a permis à deux familles de fuir la RDA en 1979  - Radio France
La montgolfière qui a permis à deux familles de fuir la RDA en 1979 © Radio France - Christophe Van Veen

Son copain Hugo ne dit pas autre chose. "Célébrer la chute du Mur est important pour l'amitié franco-allemande. La fin du Mur a soulagé tout le monde à l'époque car il y avait le risque d'un conflit nucléaire. On nous répète souvent qu'il ne faut pas reproduire les erreurs du passé. Construire un mur qui sépare une ville en deux, un pays en deux, nous paraît impensable. Tout ce qui peut nous réunir, c'est quand même mieux, non ?"

Un pays divisé, un peuple séparé en deux.  - Radio France
Un pays divisé, un peuple séparé en deux. © Radio France - Christophe Van Veen

Un mur de souhaits

Un long fil de fer torsadé traverse l'exposition, sorte de barbelé symbolique qui débouche sur un panneau bleu, un nuage de souhaits où les copains du lycée écrivent des petits messages de liberté. Sur un post-it, on lit  "J'ai le cœur au bord des larmes quand Berlin sonne l'alarme de notre délivrance."

Message  - Radio France
Message © Radio France - Christophe Van Veen
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