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Éducation

Le nouveau représentant des étudiants de Créteil nie avoir plagié les discours de Sarkozy et Macron

mardi 2 octobre 2018 à 15:27 Par Valentin Dunate, France Bleu Paris

Élu ce lundi vice-président étudiant de l'université de Créteil, Lhéo Vincent, président de la FAC (Fédérations des associations de Créteil) est accusé d'avoir plagié des discours de Nicolas Sarkozy et d'Emmanuel Macron dans sa profession de foi.

Lhéo Vincent, vice-président étudiant de l'UPEC (Université Paris Est Créteil)
Lhéo Vincent, vice-président étudiant de l'UPEC (Université Paris Est Créteil) © Radio France - Valentin Dunate

Créteil, France

Selon le logiciel utilisé par l'UPEC (Université Paris Est Créteil), il y a 60% de similitude entre la profession de foi de Lhéo Vincent et (principalement) les discours des présidents de la République. A vrai dire, sans les outils numériques, il suffit de lire la première page pour constater le plagiat. (Voir photo ci-dessous : en jaune le discours d'Emmanuel Macron devant le congrès le 3 juillet 2017 et en bleu le discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement réuni en congrès le 22 juin 2009).   

En jaune : discours d'Emmanuel Macron le 3 juillet 2017. En bleu : discours de Nicolas Sarkozy le 22 juin 2009 - Radio France
En jaune : discours d'Emmanuel Macron le 3 juillet 2017. En bleu : discours de Nicolas Sarkozy le 22 juin 2009 © Radio France - Capture d'écran / Profession de foi de Lhéo Vincent

Lhéo Vincent nie le plagiat et préfère parler de "ressemblances"   

Cet étudiant en STAPS élu ce lundi vice-président étudiant de l'université "peut comprendre que ça puisse choquer" mais nie le plagiat. "Je n'aime pas parler de plagiat, parce que ce n'est pas vraiment du copier-coller pur" explique Lhéo Vincent. Lui préfère parler de ressemblances  "Oui, je peux pas nier qu'il y a des ressemblances mais derrière toute ces phrases où il y a des ressemblances, il n'y aucun message politique donc c'est vraiment de la forme". Lhéo Vincent qui représente désormais les 35.000 étudiants de Créteil précise également qu'il n'est pas le seul auteur de sa profession de foi "Ça a été fait collectivement cette profession de foi, avec tout le réseau de la FAC (Férédation des Assocations de Créteil) mais j'admet que j'aurai pu être plus vigilant".   

Certains professeurs attestent qu'"il s'agit bien d'un plagiat"   

Ces excuses à demi-mot ont du mal à convaincre certains professeurs. Pour Christian Tutin, professeur d'économie et élu à la commission recherche : "Que des enseignants continuent à voter comme un seul homme pour un étudiant qui a fait 60% de plagiat, Je suis assez choqué". Cédric Frétigné, professeur en science de l'éducation et élu au conseil académique ajoute que "ce qui pose grandement problème également c'est l'argument qui a nous a été servi  pour justifier ce plagiat, c'est à dire que le candidat défendant que ce n'était pas lui mais le collectif qu'il portait qui est à l’origine de cette profession de foi. Ce qui à la limite est encore plus grave. Donc ce qu'il nous dit c'est que ce n'est pas lui, c'est un collectif et deuxièmement, il est plutôt dans une logique qui consiste à nier le plagiat ou alors à dénier que le plagiat soit un véritable problème, mais nous qui sommes enseignants et qui savons pertinemment ce qu'est un plagiat, nous pouvons attester qu'il est bien question de plagiat".   

Pour l'UNEF, c'est la preuve qu'on peut "tricher, plagier et gagner une élection"   

De son côté, l'organisation syndicale étudiante qui a perdu l'élection, l'UNEF demande des comptes à la présidence de l'Université. Thomas Kabou, l'ancien vice-président étudiant entre 2014 et 2018 estime que c'est la notoriété de l'université et des ses principes qui est en jeu. "Faire la preuve qu'on peut tricher plagier et gagner une élection, ce n'est pas un message positif que renvoi l'université". De son côté la présidence de l'université n'a pas réagit, il faut dire que le président élu il y a quelques semaines Jean-Luc Dubois-Randé soutenait ce candidat.