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Éducation

Le préfet de l'Hérault est prêt à faire évacuer l'université Paul-Valéry

lundi 16 avril 2018 à 18:42 Par Guillaume Roulland et Claire Moutarde, France Bleu Hérault et France Bleu

Le préfet de l'Hérault est sur le point de faire évacuer l'université Paul-Valéry à Montpellier. C'est ce qu'il a déclaré ce lundi lors d'une conférence de presse. C'est d'ailleurs une demande du président de la faculté, Patrick Gilli, qui a déposé un recours qui sera examiné ce mardi matin.

De gauche à droite, Jean-Michel Porez, directeur départemental de la sécurité publique, Pierre Pouëssel, préfet de l'Hérault et Mahamadou Diarra, directeur de cabinet
De gauche à droite, Jean-Michel Porez, directeur départemental de la sécurité publique, Pierre Pouëssel, préfet de l'Hérault et Mahamadou Diarra, directeur de cabinet © Radio France - Claire Moutarde

Montpellier, France

Après la manifestation violente de samedi après-midi à Montpellier, le préfet de l'Hérault, Pierre Pouëssel, annonce comme imminente une intervention des forces de l'ordre pour faire évacuer l'université Paul Valéry, à la demande de son président, Patrick Gilli. A l'issue du rassemblement de samedi, 100 à 150 personnes se sont introduits sur le site de l'université et se trouveraient encore sur place selon ce dernier. Des armes par destination ont été retrouvées, pavés et bâtons entre autres.  

Pierre Pouëssel, le préfet de l'Hérault, annonce donc cette intervention comme imminente, sans donner encore de précisions sur le délai, mais en affirmant que "Paul Valéry est devenu le camp de base des manifestants violents de samedi".

"Le moment est sans doute venu."

"Le déblocage aura lieu, et chaque jour qui passe nous en rapproche. On a la ferme volonté de dégager Paul-Valéry. Mais une intervention policière sur un site universitaire c'est quelque chose de très particulier. Donc il faut bien peser le moment. Et ce moment est sans doute venu" a déclaré Pierre Pouëssel.

Pierre Pouëssel, préfet de l'Hérault

Le tribunal administratif de Montpellier examinera ce mardi à 10h le recours déposé par l'université Paul-Valéry demandant l'intervention des forces de l'ordre.

"Nous ne sommes pas du tout à l'abris d'incidents importants". Vice-pdte de Paul Valéry

La vice présidente de Paul Valéry, Maud Morlaàs-Courties estime que "la situation actuelle dépasse les pouvoirs et les capacités de l'établissement, que nous ne sommes pas du tout à l'abris d'incidents importants et qu'il revient à l'Etat de prendre les mesures pour assurer l'ordre et la sécurité sur le campus".

Maud Morlaàs-Courties, vice-pdte de l'université Paul Valéry à Montpellier

Le délinquant casseur, c'est jean et baskets, donc ça court vite ! JM Porez, DDSP

Le patron de la police héraultaise a pour sa part répondu aux critiques de ceux qui affirment que la police n'a pas suffisamment neutralisé les casseurs. 

"Le délinquant casseur, c'est jean et baskets, donc ça court vite ! L'équipement des CRS beaucoup plus lourd. On ne peut pas se déplacer aussi vite. Il y avait une certaine collusion avec les personnes qui étaient là. Et si vous décidez d'intervenir, vous faites quoi ? Il y avait des femmes et des enfants. La présence d'une population normale a rendue complexe la situation" a déclaré pour sa part Jean-Michel Porez, le directeur départemental de la sécurité publique de l'Hérault.

Jean-Michel Porez, Directeur Départementale de la Sécurité Publique

Enfin, le préfet de l'Hérault a mis en cause, sans la nommer, Muriel Ressiguier, la députée France Insoumise de l'Hérault. "Certaines personnes ont voulu tenter une médiation (...) qui a gêné le travail des policiers" Pierre Pouëssel.