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Le premier collège alternatif des Landes doit ouvrir sur la côte à la rentrée prochaine

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Par , France Bleu Gascogne

Ce sera une première dans le département : un collège alternatif. C'est le projet qui doit aboutir à la rentrée prochaine sur le territoire de la communauté de Commune Maremne Adour Côte Sud.

Image d'illustration
Image d'illustration © Maxppp - JUSTE PHILIPPE

Le projet du premier collège "alternatif' du département des Landes est bien avancé.  Il est porté par une association et s’appellera : "le collège de l'intention". Il est censé ouvrir ses portes à Soorts-Hossegor ou Seignosse en septembre prochain pour 36 élèves répartis en trois classe de sixième.  Les professeurs sont déjà recrutés ainsi que les bénévoles qui proposeront des activités aux enfants.  Les inscriptions ouvriront quand le choix des futurs locaux sera terminé dans quelques semaines.  Mais il y a déjà plus 60 familles qui se sont rapprochées des créateurs du projet selon ces derniers.

12 élèves par classe

C'est quoi un collège alternatif ? Lynda Mezhoudi est à l'initiative du projet. Elle travaille dans la formation et l'insertion et s'est lancée dans ce projet car la problématique d'une école qui s'adapte à l'enfant plutôt que l'inverse lui parle. Son fils de 9 ans est scolarisé à Seignosse dans une école dite "ordinaire". Il est atteint de trisomie 21. 

Le collège de l'intention par Lynda Mezhoudi

"Déjà, on va avoir une pratique : c'est la classe mutuelle. Une méthode de travail où les enfants vont être toujours en mouvement à réfléchir", lance Lynda Mezhoudi. Une classe mutuelle, c'est une autre façon de concevoir une salle de classe. Pour faire simple, fini toute les tables tournées vers un unique tableau,  les élèves sont placés par îlots  tournés en direction de différents tableaux au mur. Le professeur navigue au milieu. 

Il faut sortir de la pure théorie pour de la pratique dit l'initiatrice du projet : "La science nat, on ne va pas l'apprendre dans une salle, on va aller découvrir dans la forêt la nature et apprendre du concret. L'Education Nationale manque de moyen. Donc quand vous avez des effectifs de 24 à 27 élèves, c'est très compliqué d'individualiser les parcours et d'avoir des pédagogies un petit peu différentes". 

Les classes seront composées d'un maximum de 16 élèves avec deux enfants en situation de handicap, quatre enfants en décrochage pour différentes raisons, comme par exemple la phobie scolaire, et dix enfants en situation dite "ordinaire". 

3000 euros par an

Nous avons parlé avec une maman de la Côte Sud. Son fils de 8 ans fait de la phobie scolaire, il est scolarisé à la maison. Quand elle a entendu parler du collège de l'intention, elle a tout de suite été séduite. Mais elle est au chômage. Alors quand il a fallu parler de prix, 3000 euros l'année (250 euros par mois sur 12 mois), la maman a soufflé. Ce n'est pas possible pour elle. Trop cher. 

Mais Lynda Mezhoudi aimerait bien faire baisser le prix : "Là, on est à 250 euros et il y a des professeurs qui vont être très peu payés mais ils savent que cela fait partie du jeu. Après, on va continuer à essayer de descendre les frais de scolarité pour qu'à un moment, si on arrive à 100 euros, bah je serais ravie. Donc toute les entreprises, si vous voulez nous aider pour réduire les frais de scolarité ou pour financer la scolarité d'un ou deux enfants dont les parents n'ont pas les moyens, on vous accepte avec grand joie". 

Pour l'instant le  financement du projet est principalement de source privé, via des fondations notamment. Un financement participatif existe également et des demandes de financement public sont en cours.  Le projet est aussi retenu par la Fabrique Aviva, un concours de projet qui peut aboutir sur du financement. 

L'association a déjà été auditée  par ce qu'elle appelle "les renseignement généraux" pour vérifier qu'il n'y a pas de "dérives sectaires", explique également Lynda Mezhoudi. Le collège devra respecter le cadre du programme mis en place par l'Education Nationale pour permettre aux élèves de réintégrer un cursus classique par la suite. Le dossier a été envoyé au rectorat et la structure sera contrôlée par l'Education Nationale.  

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