Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Tours : Le ras-le-bol des enseignants, qui dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail

-
Par , France Bleu Touraine

L'intersyndicale s'était mobilisée ce mercredi 6 novembre devant la préfecture d'Indre-et-Loire, pour en appeler à des mesures nécessaires afin d'améliorer les conditions de travail des personnels de l'Éducation nationale. Tous dénoncent une souffrance dans les établissements et une perte de sens.

Des enseignants tourangeaux s'étaient rassemblés devant la préfecture d'Indre-et-Loire.
Des enseignants tourangeaux s'étaient rassemblés devant la préfecture d'Indre-et-Loire. © Radio France - Clément Buzalka

Tours, France

Le suicide de Christine Renon, directrice d'école à Pantin (Seine-Saint-Denis), trois semaines après la rentrée scolaire, a été un électrochoc pour les personnels de l'Éducation nationale. Depuis ce drame, la profession dénonce les mêmes maux : excès de travail, réformes en série, pression hiérarchique, fatigue chronique conduisant à l'épuisement... Ce malaise profond est partagé de la primaire au lycée. Et même au-delà de sa région. C'est toute une profession qui est touchée. D'autant plus que le ministère de l'Éducation nationale a communiqué ce mercredi des chiffres relatifs aux suicides des agents de l'Éducation nationale. Pendant l'année scolaire 2018-2019, 58 d'entre eux se sont donné la mort. Depuis septembre, 11 suicides ont par ailleurs été recensés.

« Ce sont des chiffres colossaux, mais qui ne nous surprennent pas, tellement la situation est difficile dans les écoles, collèges et lycées », confie Paul Agard, secrétaire départemental de la FSU-SNUipp d'Indre-et-Loire. « Dans nos classes, poursuit l'enseignant, il y a beaucoup de choses qui doivent changer. il faut plus de temps pour les directeurs d'école, une baisse importante du nombre d'élèves dans l'ensemble des classes, et il faut surtout qu'on nous laisse du temps pour faire au mieux notre métier, avec des programmes adaptés, ce qui n'est pour le moment pas le cas. »

« Je me demande si mon métier a encore un sens »

À Tours, une trentaine d'enseignants s'étaient rassemblés devant la préfecture. Une délégation a été reçue par un membre du cabinet de la préfète. Sur toutes les lèvres, les mêmes mots, les mêmes sentiments : colère, souffrance et perte de sens. 

C'est le cas pour Véronique, professeure de français en lycée, qui parle d'un raz-le-bol : « Je me demande de plus en plus si mon métier a encore un sens. Il y a eu une cassure, une rupture. Il y a un tel sentiment de surdité à tout ce que l'on peut dire et faire entendre de notre vécu et de notre expérience de terrain que je m'interroge sur le sens de ce que je fais. »

Ce mercredi, un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail  (CHSCT) exceptionnel s'est tenu au ministère. Une réunion organisée à la demande des syndicats, et consacrée à la souffrance au travail dans le primaire et le secondaire. Et ils ne comptent pas s'arrêter là. Les enseignants devraient être nombreux à se mobiliser le 5 décembre, lors des manifestations prévues contre la réforme des retraites.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu