Éducation

L'éducation nationale cherche des volontaires pour la réserve citoyenne dans le Pays de Montbéliard

Par Faustine Mauerhan, France Bleu Belfort-Montbéliard vendredi 25 mars 2016 à 6:00

Les réservistes peuvent intervenir dans toutes les classes.
Les réservistes peuvent intervenir dans toutes les classes. © Maxppp -

Ça résonne peut-être encore plus après les attentats de mardi matin à Bruxelles : la réserve citoyenne de l'éducation nationale cherche des volontaires en Franche-Comté. Des réservistes, peu importe leur profils, pour transmettre les valeurs républicaines de solidarité aux enfants.

La réserve citoyenne de l’éducation nationale a été créée par le gouvernement quelques mois après les attentats de Charlie à Paris pour faire se rencontrer les élèves français et les adultes engagés dans la vie de leur pays. N'importe qui peut s'engager pour intervenir de temps en temps dans les classes de votre ville. Retraité, gendarmes, journalistes, infirmières, etc. Le but c'est de transmettre les valeurs de la République, des valeurs de solidarité et d'éthique.

Semer des graines pour faire les citoyens de demain

Voilà ce qui a motivé Yves Beurrier qui va parler du cyber harcèlement et du danger des réseaux sociaux aux 3e du collège de Blamont dans le Pays de Montbéliard ce vendredi matin. Ce père de famille belfortain est expert des réseaux sociaux dans un grand groupe de téléphonie, il est parent d'élèves, bénévole déjà dans des associations et aime l'idée de semer des petites graines dans les têtes des enfants pour en faire, un jour, de meilleurs adultes. "Je trouvais que l’école n’était pas assez ouverte sur le monde extérieur et qu’il fallait pousser les portes, explique-t-il. Parler autrement, d’autres choses aux enfants pour les aider à devenir des citoyens."

Casser le rythme scolaire, le discours que les adolescents n’entendent plus

Cacher ses informations personnelles, ne pas parler aux inconnus, mettre des bons mots de passe sur ses comptes, etc. Ces conseils de bon sens, les professeurs du collège de Blamont les ont déjà répétés mille dois à leurs élèves mais là, Jean, 14 ans, a retenu la leçon. "C’était très intéressant, je n’avais pas autant réalisé que tout restait sur internet, mais du coup je vais faire plus attention", promet l’adolescent. Loin d'être vexée, Isabelle Guyon, la documentaliste du collège, est ravie d'avoir fait appel à un réserviste : "Je ne me sens pas experte en réseaux sociaux, les élèves en savent même plus que moi et puis c’est important je crois de casser le rythme scolaire et le discours qu’ils n’entendent plus avec l’intervention d’un inconnu qui n’est pas leur prof, leur père ou leur oncle."

La gratitude éternelle de l’éducation nationale

Effectivement, Yves est spécialiste dans son domaine et capte plus facilement l’attention des enfants. Parce que sa façon de s’adresser à eux est différente et ses supports aussi. Il les a piqués et retravaillés à son travail. Toujours en activité, il prend des jours pour pouvoir intervenir dans les écoles. "Le rectorat n'impose pas un nombre d’interventions ou d’heures. C’est en fonction de la disponibilité du réserviste. Il suffit de prendre rendez-vous avec nos interlocuteurs dans l’établissement, de se rencontrer une fois en amont pour se mettre d’accord et de fixer la date de l’intervention. Après ça, l’éducation nationale doit offrir son éternelle gratitude", sourit Yves.

La réserve citoyenne de l’éducation nationale vous intéresse ? Rendez-vous sur le site du ministère.