Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Le SNES-FSU refuse que l'éducation nationale en Limousin soit gérée depuis Bordeaux

mercredi 16 mai 2018 à 9:06 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Le rectorat de Limoges est de nouveau menacé, selon les syndicats d'enseignants, qui citent un rapport préconisant de réduire de 26 à 13 le nombre d'académies. Les conséquences seraient désastreuses, estime le secrétaire académique du SNES-FSU en Limousin.

Selon le SNES-FSU, les choses pourraient aller très vite, dès la rentrée 2019
Selon le SNES-FSU, les choses pourraient aller très vite, dès la rentrée 2019 - Vanessa MEYER- PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

Limoges, France

Un rapport commandé à l'automne par le ministre de l'Education nationale recommande de fusionner les académies pour s'aligner sur la carte des grandes régions. Et voilà que resurgit la crainte de voir le rectorat de Limoges supprimé. Une crainte qui revient régulièrement depuis 2015 et l'avènement de la Nouvelle-Aquitaine. Mais pour Patrice Arnoux, secrétaire académique du SNES-FSU, syndicat du secondaire, en Limousin, ce serait catastrophique. Il répondait à 8h15 aux questions de Justine Dincher. 

"Limoges deviendrait une coquille vide

Si Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, suit les recommandations de ce rapport, remis en mars, la France métropolitaine passerait de 26 à 13 académies. Et "le rectorat de Bordeaux récupérerait tous les moyens des rectorats de Limoges et Poitiers", complète Patrice Arnoux, selon qui "la rentrée 2019 se préparerait depuis Bordeaux". 

Crainte de fermetures d'établissements 

Ce qu'il redoute, c'est une vision lointaine, déconnectée du terrain, "avec des indicateurs qui ne disent pas tout de la réalité de nos établissements, et des conditions nécessaires en milieu rural". Selon Patrice Arnoux, "cela entraînerait sûrement des fermetures d'établissements, des regroupements de formations, de l'enseignement à distance..."

Appel à manifester mardi

Ce n'est pas la première fois que la disparition éventuelle du rectorat de Limoges suscite de l'inquiétude, mais rien n'est jamais arrivé. "C'est justement parce qu'on s'est mobilisés !", justifie le syndicaliste, qui estime que la menace est plus forte aujourd'hui, car "là, on est avec un président très libéral, qui veut réduire absolument la dépense publique". Le SNES-FSU appelle donc les enseignants à manifester la semaine prochaine, dans le cadre de l'appel à la grève des fonctionnaires et agents publics.