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Le tirage au sort dans les universités est officiellement autorisé, et ça ne plaît pas aux organisations étudiantes

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Par , France Bleu

Une circulaire publiée jeudi par le gouvernement autorise le tirage au sort pour l'affectation des étudiants à l'entrée à l'université, lorsque la demande dépasse les capacités d'accueil. Cette pratique, déjà en vigueur officieusement

Les études de sport font partie des filières "en tension", dans lesquelles le tirage au sort des étudiants est parfois appliqué
Les études de sport font partie des filières "en tension", dans lesquelles le tirage au sort des étudiants est parfois appliqué © Maxppp - REMY GABALDA R

Lorsque le nombre de candidats est trop grand par rapport à la capacité d'une formation dans une université, un tirage au sort des étudiants est parfois effectué, et ce depuis des années dans certaines filières "en tension" comme la première année de médecine ou Staps (la fac de sport). Cette pratique a été officialisée ce jeudi via une circulaire parue au Bulletin officiel de l'Education nationale. Ce que dénoncent plusieurs organisations étudiantes.

"Un déni de démocratie"

Le but affiché de cette circulaire est d'en finir avec le flou juridique autour de ce tirage au sort qui mène parfois à des contestations en justice. Elle détaille différents critères selon lesquels doivent être pris en compte les étudiants qui demandent à s'inscrire en licence ou Paces (la faculté de médecine) sur le portail Admission post-bac (APB). On tient ainsi compte notamment du rang de leur voeu, des étudiants qui sont mariés, pacsés... Si après la prise en compte de plusieurs critères il reste des candidats "ayant un même ordre de priorité", un tirage au sort est effectué, précise le texte.

Le tirage au sort en première année de licence ou en Paces est acté "en catimini" à quelques jours du second tour de l'élection présidentielle, "sans dialogue" avec les organisations étudiantes déplore la Fage, première d'entre elles. Pour son président Jimmy Losfeld interrogé par franceinfo, "au final, le texte n'a pas été discuté et on le sort en catimini à la fin du quinquennat. Il y a un vrai déni de démocratie et un manque de dialogue social."

"Il faut investir massivement"

"Sur le fond, on introduit une notion de sélection à l'entrée de l'université", poursuit-il. Quelle est pour lui la solution au manque de places ? "Il faut investir massivement dans l'enseignement supérieur. Pour faire face à ces augmentations il faut au moins un milliard d'euros de plus par an, dans le budget de l'enseignement supérieur. Le vrai sujet, c'est comment on permet aux étudiants titulaires du baccalauréat d'accéder à la première année de licence. Le problème, c'est le lien entre l'enseignement supérieur et l'enseignement secondaire. Il faut réformer ce lien, le baccalauréat et le lycée. Du coup, la vraie réforme, c'est la réforme du lycée."

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