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Éducation

Nouveau mouvement des AESH et des surveillants : les raisons de la colère dans la Loire

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Un syndicat appelle les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) et les surveillants (assistants d'éducation) à faire grève ce jeudi dans la Loire. La plupart d'entre eux ont reçu leur paie de septembre avec beaucoup de retard, beaucoup n'ont encore pas touché tout leur salaire.

Rassemblement devant la DSDEN de la Loire lors de la venue du ministre de l'Éducation à Saint-Étienne le 5 octobre
Rassemblement devant la DSDEN de la Loire lors de la venue du ministre de l'Éducation à Saint-Étienne le 5 octobre © Radio France - Yves Renaud

Saint-Étienne, France

Des virements qui se sont fait attendre quand ils ont vraiment eu lieu, des acomptes à défaut d'un salaire complet avec une régularisation promise ce mois-ci : plusieurs centaines d'AESH (accompagnants d'élèves en situation de handicap et d'AED (assistants d'éducation, autrement dit surveillants) connaissent une rentrée financièrement compliquée.  "Avec des découverts, des agios... Déjà qu'ils ne sentent pas reconnus, alors là, forcément ils sont en colère. Ce sont les plus précaires d'entre nous, leur paie est de 700 euros par mois", résume Julien Pérez, secrétaire de la CGT Educ Action dans la Loire. 

Une situation unique propre à la Loire ?

Le syndicat appelle ces agents de l'Éducation nationale à faire grève ce jeudi 17 octobre et à manifester à 10h30 devant la Direction des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN, encore récemment appelée inspection d'académie).  "On va même demander à  être reçus par l'inspecteur d'Académie, qu'il nous dise ce qu'il propose pour les collègues qui se sont retrouvés interdits bancaires, qu'il nous explique ces retards, qu'il assume ! ", lance Rémi, surveillant dans un important établissement stéphanois. Entre lui et ses collègues de ce lycée, personne n'a reçu un salaire complet et surtout ils se retrouvent sans aucun interlocuteur.

"Personne ne nous répond. Avant, nous dépendions directement de l'établissement où nous étions en poste", explique Jean-François qui accompagne des lycéens professionnels. "Depuis la rentrée, nous sommes gérés en Pial, Pôle inclusif d'accompagnement localisé. Ça ne marche pas ! La preuve ces retards de paie".

La CGT Educ Action n'a pas eu connaissance de tels délais, dans de telles proportions ailleurs dans l'académie ou dans le pays. Le souci c'est un manque d'agents administratifs couplé à une réorganisation et des changements de cadre dus à la fin des contrats aidés.  

Une gestion Excel

"Avant on renvoyait des emplois du temps avec le nom des élèves que nous suivions avec les heures pour lesquelles ils étaient notifiés", raconte un AESH. "Maintenant on ne nous demande même plus le nom des élèves. C'est une gestion Excel : on a mis des personnes à des endroits. C'est tout. Du jour au lendemain, on ne suit plus le même élève, malgré la relation qui s'est instaurée et notre connaissance de tel ou tel levier pour l'aider. C'est une dévalorisation du métier", conclut-il.  

L'inspection d'académie reconnait des retards 

"Globalement sur la Loire, 250 personnes ont été concernées par ces retards (...). À ce jour toutes les situations ont été identifiées et sont réglées ou en cours de régularisation", nous répond ce jeudi matin de le cabinet du recteur d'académie. "Des retards (...) dans la finalisation de certains contrats d’AESH [ont] engendré des retards de paiement. (...) Complexité de gestion due au changement de statut des contrats d’AESH passés d’un statut de droit privé à un statut de droit public ; à la transformation de tous les contrats en CDD de 3 ans ; au passage d’une diversité d’établissements employeurs à un établissement "mutualisateur" unique par département" nous explique-t-on dans le même mail. 

"Des retards de paiement ont également été constatés pour certains AED, générés par un changement d'établissement mutualisateur, en charge de la gestion de leur contrat" ajoute le cabinet du recteur d'académie qui précise qu'une délégation doit être reçue ce jeudi matin par le Directeur départemental des services de l'Éducation nationale".

La Loire compte 576 AED et "un peu plus de 600 AESH" précise l'Education nationale.

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