Éducation

Les activités périscolaires font apparaître de fortes inégalités en Ardèche

Par Pierre-Jean Pluvy, France Bleu Drôme-Ardèche dimanche 4 septembre 2016 à 19:22

L'école de Montpezat-sous-Bauzon. Depuis 2015, les activités périscolaires sont payantes
L'école de Montpezat-sous-Bauzon. Depuis 2015, les activités périscolaires sont payantes © Radio France - Pierre-Jean Pluvy

Les communes rurales ont parfois bien du mal à gérer les temps d'activités périscolaires. Trouver des intervenants, dégager un budget devient souvent un véritable casse-tête

A Montpezat-sous-Bauzon, les activités périscolaires sont payantes depuis la rentrée 2015. La commune, très endettée a été dans l'incapacité financière de poursuivre la gratuité. Les intervenants extérieurs ont été remerciés et les parents mis à contribution. Ils doivent maintenant régler un euro par jour et par enfant. 144 € pour un enfant par an. Et c'est du personnel communal qui encadre les enfants pendant ces temps d'activités périscolaires.

A Meyras, les temps d'activités périscolaires restent gratuits.

A quelques kilomètres de là, le village de Meyras, même population, environ 900 habitants et 70 enfants à l'école. Depuis leur création, les TAP sont gratuits. La commune peut financer les 16 000 € annuels que représentent les TAP. Dix intervenants extérieurs proposent dix activités différentes. Musique, handball, théâtre, yoga ou encore rando orientation. Résultat: 98% des enfants participent aux TAP.

Le président des maires ruraux de l'Ardèche dénonce le désengagement de l'Etat

Les maires des communes rurales reconnaissent que l'organisation des TAP engendre de fortes inégalités. Le président des maires ruraux de l'Ardèche et sénateur maire Les Républicains de Coucouron dénonce la diminution des subventions de l'Etat envers les communes au moment où on leur demande plus. A Meyras par exemple, l'Etat donne 5000 € pour les TAP alors que leur coût réel est de 16 000 €.