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Les AESH du Vaucluse demandent plus de moyens pour aider les élèves en situation de handicap

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Par , France Bleu Vaucluse

Les AESH étaient une trentaine ce jeudi à relayer l'appel national à manifester devant l’inspection académique à Avignon. Ils ont dénoncé la précarité de leur métier Ces accompagnants d’élèves en situation de handicap demandent une revalorisation de leurs salaires et la création d'un vrai statut.

Manifestation des AESH à Avignon pour demander des moyens et la reconnaissance de leur métier auprès des enfants en situation de handicap
Manifestation des AESH à Avignon pour demander des moyens et la reconnaissance de leur métier auprès des enfants en situation de handicap © Radio France - Isabelle Gaudin

Elles se surnomment "les invisibles de l'Éducation nationale". Les AESH étaient une trentaine à manifester ce jeudi devant l’inspection académique à Avignon pour dénoncer la précarité de leur métier. Ces accompagnants d’élèves en situation de handicap demandent une revalorisation de leurs salaires, une possibilité de temps complets et la création d’un vrai statut.  

750 euros par mois pour 24h de travail par semaine

Dans le cortège de manifestants, Dominique, AESH dans une école de Sorgues. "Nos emplois sont précaires depuis très longtemps. Actuellement, nos CDD sont renouvelés pour un passage en CDI au bout de six ans seulement. Nous n'avons aucun statut, nous n'avons pas de grille indiciaire. Nous avons très peu de formation". 

Le manque de reconnaissance dénoncé par les AESH commence d’abord par un salaire très bas. "Nous touchons en moyenne 750 euros par mois pour 24h de travail par semaine. Ce sont des temps partiels imposés", explique Marjorie, AESH à Sorgues. Elle est rejointe par Souad qui accompagne trois enfants à Montfavet, dont un enfant autiste. Pour elle, ce salaire ne permet pas de vivre. Elle doit donc travailler à côté pour compléter ses revenus. 

"On mutualise les moyens au détriment des enfants. Parfois, ils se retrouvent avec seulement six heures d'AESH par semaine." - Nathalie AESH à Montfavet

Les AESH accompagnent les enfants en situation de handicap dans leur classe. Autisme, dyslexie, dyspraxie, troubles du comportement... Les formes sont multiples et la formation n’est pas au rendez-vous pour Marjorie, AESH depuis deux ans à Sorgues : "Nous avons une soixantaine d'heures, ce n'est pas assez car il y a beaucoup de handicaps auxquels on peut être confrontés et qu'on ne connait pas. Nous sommes donc obligées de nous former nous mêmes". 

Les organisations syndicales réclament aussi l’abandon des PIAL. Ces pôles inclusifs d’accompagnement localisés ont entrainé la mutualisation des moyens et dégradent, selon les AESH, leurs conditions de travail. 

Nathalie est en poste depuis 12 ans et elle a vu son travail devenir de plus en plus difficile. "On mutualise les moyens au détriment des enfants. Ils se retrouvent avec seulement six heures d'AESH et parfois, ce n'est pas avec la même personne. Avant on assurait un vrai suivi, là sur 24h par semaine, on peut accompagner jusqu'à quatre enfants avec des handicaps et des besoins différents". 

Une délégation a été reçue en préfecture de Vaucluse. Ces AESH espèrent que le mouvement national de ce jeudi commencera à faire bouger les choses.

Les AESH du Vaucluse ont manifesté ce jeudi pour dénoncer leur précarité et demander un vrai statut
Les AESH du Vaucluse ont manifesté ce jeudi pour dénoncer leur précarité et demander un vrai statut © Radio France - Isabelle Gaudin
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