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Éducation

Les auxiliaires de vie scolaire de Seine-Saint-Denis sont inquiets

jeudi 30 mars 2017 à 17:02 - Mis à jour le jeudi 30 mars 2017 à 17:03 Par Thibaut Cavaillès, France Bleu Paris

L'épuisement des crédits inquiète les auxililiaires de vie scolaire . A l'appel du SNUIPP et de la FCPE, une centaine d'AVS de Seine-Saint-Denis a manifesté jeudi devant la Direction Départementale de l'Education à Bobigny.

Une centaine d'AVS se sont rassemblés à Bobigny ce jeudi 30 mars.
Une centaine d'AVS se sont rassemblés à Bobigny ce jeudi 30 mars. © Radio France - Thibaut Cavaillès

Bobigny, France

En septembre dernier, les AVS, ces personnes qui accompagnent dans les classes les enfants avec handicap, avaient obtenu une amélioration de leur situation. La création du statut d'AESH (Accompagnant d'Elèves en Situation de Handicap) devait leur permettre d'obtenir un CDI à l'issue de 6 ans de contrats renouvelés. Mais les crédits alloués par le ministère de l'Education sont déjà épuisés en Seine-Saint-Denis.

Retour donc à la situation précédente qui ne garantit aucune stabilité pour des personnes au salaire déjà très peu élevé. Mina, par exemple, AVS à Aulnay-Sous-Bois explique gagner 680 euros par mois pour 20h de travail par semaine. Son contrat se termine à la fin du mois d'avril. Pour elle, ce métier est une vocation : "Je suis continuellement avec l'enfant dont je m'occupe. Je l'aide à aller aux toilettes, à se laver les mains, je ne peux pas le laisser seul avec l'institutrice qui gère 25 élèves ou plus".

Mina estime qu'il faut qu'une AVS suive un enfant sur plusieurs années. C'est aussi ce que pense Sandra, maman d'un petit Alexis de 5 ans. "La personne qui s'occupe de mon fils le connait très bien. Il a fait énormément de progrès depuis qu'elle est avec lui. Il est plus attentif en classe, la maîtresse peut le laisser travailler avec d'autres élèves, je sais qu'elle est là et qu'elle l'aide. Comme elle connaît bien mon fils, elle sait quelles sont ses pathologies, pourquoi il réagit comme ça, pourquoi parfois il devient absent. Et comme le changement le perturbe énormément, il faut que s'il change d'AVS il se réadapte. Et la nouvelle personne également doit s'adapter à lui. C'est une vraie perte de temps."

Sandra estime que le changement permanent de l'Auxiliaire de vie scolaire s'occupant de son fils n'est pas bon pour lui. - Radio France
Sandra estime que le changement permanent de l'Auxiliaire de vie scolaire s'occupant de son fils n'est pas bon pour lui. © Radio France - Thibaut Cavaillès

La perspective de voir disparaître aussi vite qu'ils est apparu le statut d'AESH inquiète donc les AVS sur deux points : le bien-être de l'enfant mais aussi la précarité de leur profession.

Soutenus par plusieurs organisations dont la FCPE, le SNUIPP-FS ou Sud, ils espèrent que l'Education Nationale va débloquer les crédits nécessaires au maintien de ce nouveau statut.

Après environ une heure de manifestation, une délégation a pu s'entretenir avec la direction départementale, qui s'est engagée à faire remonter leur demande au ministère. La député communiste, Marie-George Buffet, a de son côté directement adressé un courrier à la ministre de l'Education Nationale.