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Les centres d'apprentissage creusois préparent la rentrée dans le flou

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Par , France Bleu Creuse

Nos filières d'apprentissage sont-elle menacées ? Cette année, selon les secteurs d'activité, décrocher un contrat d'apprentissage n'est pas une mince affaire. Passage en revue avec les CFA creusois.

LMB Felletin
LMB Felletin © Radio France - Martial PORTAIL

Forums d'orientation annulés, portes ouvertes devenues virtuelles, rencontre avec les entreprises reportées aux calendes grecques : ça ne s'annonce pas bien pour les CFA creusois, contraints de devoir attirer des élèves candidats à l'apprentissage, et leurs potentiels employeurs, dans une situation inédite. La réalité est plus contrastée. 

La vente, le commerce, et le secteur du bâtiment recrutent

Malgré les inquiétudes, les candidatures à des formations en apprentissage pour la vente et le commerce repartent. "J'appréhendais, et en fait les jeunes et leurs parents reviennent vers nous, décrit Marie-Hélène Nivert, au CFA de la CCI. Bien sûr, on est encore loin de la rentrée, mais les parents ont anticipé. Ils sont allés démarcher des supermarchés, des magasins ou des boulangeries qui répondent présent." Le secteur s'en tire bien, comme celui du bâtiment.

A la rentrée, deux nouvelles formations en apprentissage dans le bâtiment vont faire leur apparition en Creuse : un CAP électricité au lycée professionnel Gaston Roussillat, à Saint-Vaury, et un CAP couvreur au LMB Felletin. L'arrivée du Covid a pu sembler compromettre leur chances ... finalement David Sassé, directeur délégué aux formations professionnelles, constate le contraire : "En avril c'était tôt pour relancer les entreprises, elles avaient bien d'autres choses à penser. On est en train de les recontacter, et on a de bons retours." Il compte pour l'instant "sept possibilités de contrat côté entreprises, sept postulants côté apprentis potentiels, sachant qu'on doit mettre en relation entre 8 et 12 entreprises et apprentis. Il me reste de la place."

Les employeurs du bâtiment sont donc au rendez-vous, qu'il s'agisse de petites structures artisanales, ou de plus grandes entreprises : "Une dizaine d'entre elles nous ont fait savoir leurs besoins de recrutement en alternance, que ce soit en électricité, en couverture, en plomberie-chauffage, maçonnerie..., indique Céline Galland, directrice du groupement d'employeurs GEIQ BTP 23 et secrétaire de la fédération du bâtiment de la Creuse. Il y a une pénurie de recrutements dans ce secteur depuis trois ans."

Difficile de se projeter pour les services à la personne

D'autres CFA creusois font pourtant la grimace. C'est le cas notamment du CFA de la Creuse, à Ahun, qui propose des formations en apprentissage en agriculture, gestion de l'eau, et services à la personne. "Le nombre d'élève candidats est en forte baisse par rapport à la même période l'année dernière, remarque Jean-Luc Bénard, directeur du CFA. La principale raison, c'est qu'il n'y a pas eu tous les forums. Les parents ont peut-être réservé l'orientation de leurs enfants".

Le CFA, qui n'a pas pu organiser de portes ouvertes en raison de l'épidémie, s'est reporté sur des portes ouvertes virtuelles. Un semi-échec pour Jean-Luc Bénard : "ça n'est pas rentré dans les mœurs, tout simplement. On n'a pas eu énormément de contacts." 

On a fait le choix d'attendre que le contexte soit plus favorable

Côté entreprises, les embauches dans les services à la personne sont bloquées. "Il n'y a pas eu de demandes, et on ne les a pas sollicitées, reconnaît Jean-Luc Bénard, à leur demande. On travaille beaucoup avec les EHPAD, ou les aides à domiciles, qui ont d'autres préoccupations à cause de l'épidémie. On ne les contactera pas avant la deuxième quinzaine de juin." Le temps pour ces entreprises de juger de leur besoin en termes de personnels, mais aussi de budget pour l'apprentissage. Autre élément dans le viseur du directeur, moins conjecturel : des bisbilles autour de la prise en charge des coûts de formation des apprentis en établissements publics.

Le CFA joue aussi l'équilibre de son budget dans ce processus : "Si on ne recrute pas d'apprentis, ou beaucoup moins cette année, ça va être lourd de conséquences financièrement, prévient Jean-Luc Bénard. Pas de contrats signés, pas de financement selon un forfait pour nous." Pour rappel, il est possible de signer un contrat d'apprentissage jusqu'au 1er septembre. 

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