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Les collèges de Seine-Saint-Denis pourraient rouvrir le 25 mai, annonce Stéphane Troussel

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Par , France Bleu Paris

Le président socialiste du département de Seine-Saint-Denis va demander à l'Education Nationale d'examiner la possibilité d'une réouverture des collèges le 25 mai. Il souhaite aussi que les forces de l'ordre soient indulgentes lundi lors des contrôles dans les transports.

Le président (PS) de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel, en novembre 2019.
Le président (PS) de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel, en novembre 2019. © Maxppp - Vincent Isore

Les collégiens de Seine-Saint-Denis pourraient retrouver leur classe le 25 mai prochain. C'est en tout cas que qu'espère Stéphane Troussel. Le président socialiste du département va demander à ce que l'Education nationale examine la possibilité de rouvrir les collèges à partir du 25 mai, "en faisant de l'impératif sanitaire une condition absolue", annonce-il sur France Bleu Paris. 

Les "décrocheurs", grande préoccupation du département

Pour l'instant seuls les collèges situés dans les départements verts peuvent rouvrir. La Seine-Saint-Denis - comme la totalité de l'Ile-de-France - est en rouge sur la carte du déconfinement présentée jeudi par le gouvernement. "Compte tenu de la circulation du virus et des capacités hospitalières sur le territoire, je ne suis pas étonné", dit Stéphane Troussel. 

Mais si la lutte contre le décrochage scolaire est bien la priorité du gouvernement, je pense qu'il est impératif que les élèves puissent retrouver le chemin des classes en mai

Il mise sur une rentrée adaptée et progressive, en ciblant certains élèves, comme les "décrocheurs", dont le nombre est évalué entre 5 et 8 % par l'Education Nationale, mais aussi les élèves en situation de handicap ou "tous ceux dont les parents ne peuvent pas télétravailler". 

Pour ce qui est de la réouverture des écoles maternelles et élémentaires, certains enseignants sont très inquiets : sur franceinfo Catherine Da Silva, directrice d’une école à Saint-Denis, représentante du SNUipp 93, a dénoncé "l'acharnement" du gouvernement "à vouloir absolument que tout le monde reprenne le chemin de l'école". Elle ne s'estime pas du tout préparée, pas plus que les enfants : "C'est incroyable ce qu'on demande aux enfants. On en train de faire quelque chose qui est même maltraitant pour les élèves de maternelle", estime-t-elle. 

"C'est forcément imparfait. C'est forcément incomplet. Nous l'assumons, évidemment, mais je crois que chacun peut comprendre que ce qui est important, c'est l'amorce du retour à l'école", affirme de son côté Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale sur France Inter.

De la souplesse dans les transports

Même avec le déconfinement, les Franciliens n'en ont pas encore fini avec leurs attestations de déplacement. Dés lundi les salariés d'Ile-de-France devront présenter une attestation de leur employeur pour pouvoir prendre les transports en commun aux heures de pointe. 

Le gouvernement souhaite que "la fréquentation qui est aujourd'hui de 6% reste limitée à 15% en Île-de-France". Si on ne la présente pas, on s'expose à une amende de 135 euros. Des policiers seront déployés lundi dans les gares et les stations de métro, de RER, pour faire respecter la mesure. 

"La verbalisation doit être assouplie lundi", affirme Stéphane Troussel. "Beaucoup de nos concitoyens n'ayant pas repris leur activité professionnelle, ils n'auront pas encore cette attestation lundi, c'est le cas par exemple pour les 8 000 agents du département : on va les inciter évidemment à télétravailler et sinon on leur fournira une attestation lundi, mais j'appelle les forces de l'ordre à être indulgentes au début", explique-t-il. 

Encadrement du prix des masques grand public

Sur la question des masques, obligatoires dans les transports dés lundi à partir de 11 ans, le président du département de Seine-Saint-Denis affirme qu'il a voulu anticiper avant même les annonces du gouvernement jeudi. "Nous en avons commandé près d'un million, pour en remettre à chacun des 8 000 agents du département et aux collégiens, mais nous allons être amené à en donner à nouveau dans les mois qui viennent, et pour ça le gouvernement doit absolument encadrer les prix", estime Stéphane Troussel. 

Si le président a parlé de guerre contre le virus, il y a toujours des profiteurs de guerre, il faut les stopper car ils font exploser les prix au détriment de la population et je ne voudrais pas que ça doit encore une fois une inégalité supplémentaire entre les citoyens qui peuvent s'en procurer et les autres

Pour l'instant l'exécutif a uniquement encadré les prix des masques chirurgicaux, vendus en grande surface, dans les pharmacies ou chez les buralistes, à 95 centimes l'unité. Pour les masques en tissu, le gouvernement assure que comparer le prix des "ne serait pas légitime", compte tenu de l'offre, "beaucoup moins homogène que celle des masques chirurgicaux".

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