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Éducation

Les directeurs d'école en surchauffe !

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Par , France Bleu Berry

Le syndicat SE-UNSA lance une semaine d'information sur les missions qui pèsent sur le chef d'établissement dans les écoles primaires.

Le syndicat SE-UNSA s'inquiète d'une possible crise des vocations
Le syndicat SE-UNSA s'inquiète d'une possible crise des vocations © Radio France - Gaëlle Fontenit

Indre, France

Une semaine pour faire preuve de pédagogie et lutter contre les idées reçues. Le directeur ou la directrice d'école est, dans 97,64% des cas, également un enseignant selon les statistiques du syndicat SE-Unsa. C'est le cas d'Hervé Bodineau, directeur de l'école Victor Hugo à Châteauroux. Il fait classe aux élèves de CM1 en plus de ses missions de directeur : "Je m'occupe en plus du projet pédagogique de l'école, de l'encadrement des équipes, des tâches administratives, de la comptabilité, des relations avec les parents, la municipalité, les partenaires... Je gère aussi l'organisation des exercices incendie et attentat...."

Jusqu'à 50 interruptions de la classe par jour

Pour l'ensemble de ces missions, il est déchargé le jeudi et un mercredi par mois. Mais c'est loin d'être suffisant : "Entre la préparation de mes cours, la correction des copies et mes missions de directeur, je dépasse largement les 35h par semaine. Je ne peux pas tout faire dans le temps qui m'est imparti." Des missions invisibles, estime le syndicat SE-UNSA qui a demandé à tous les directeurs et directrices de lister et d'évaluer le temps passé à ces activités annexes

Bérengère Delhomme, secrétaire départementale de l'UNSA dans l'Indre  : "Par exemple, le directeur est chargé de la sécurité des élèves. Il doit donc, depuis les attentats, s'assurer de qui entre et qui sort de l'école. Avant, il y avait des personnes en  contrats aidés pour nous aider.  Maintenant, on a des collègues directeur/directrice qui vont ouvrir la porte jusqu'à 50 fois par jour ! Cela veut dire 10 interruptions de cours par heure... c'est préjudiciable pour les élèves !"

"Sans compter tous les coups de téléphone auxquels on ne peut pas répondre, ajoute Hervé Bodineau. Avant, l'aide administrative se chargeait d'appeler les parents en cas d'absence de l'enfant pour vérifier qu'il n'y avait pas eu de problème entre le départ du domicile et l'arrivée à l'école. Maintenant, c'est plus possible..." Le syndicat s'inquiète d'une possible crise des vocations, car la compensation financière n'est que "symbolique" selon Bérengère Delhomme au regard des 45h53 passées en moyenne par un(e) directeur/trice à remplir les missions qui lui sont dévolues. 

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