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Éducation

Les élèves de Georges Brassens à Villeneuve-le-Roi veulent exercer un "droit de retrait" des lycéens

mercredi 10 janvier 2018 à 23:47 Par Valentin Dunate, France Bleu Paris et France Bleu

Malgré une expertise de la Région Ile-de-France prouvant qu’il n’y a pas d’amiante dans l’air, les profs de Georges-Brassens exercent toujours leur droit de retrait et désormais, les élèves bloquent le lycée, contactent les communes avoisinantes et veulent exercer un "droit de retrait" des lycéens.

Des élèves du lycée Georges Brassens contactent directement les mairies du secteur pour trouver des salles de classe.
Des élèves du lycée Georges Brassens contactent directement les mairies du secteur pour trouver des salles de classe. © Radio France - Valentin Dunate

Villeneuve-le-Roi, France

La situation est extrêmement confuse dans ce Lycée Georges-Brassens de Villeneuve-le-Roi. Après un incident dans une salle de classe le 25 novembre dernier et la découverte d’amiante dans l’air, les différentes expertises ne suffisent pas à convaincre les élèves et les professeurs

Avant les vacances de Noel, les professeurs qui exerçaient déjà leur droit de retrait demandaient à la Région Ile-de-France, une analyse approfondie de toutes les salles de classes. Les résultats sont tombés vendredi 5 janvier et contredisent totalement une précédente étude réalisée également par la Région. En 2015, l’expertise de la région indiquait qu’il n’y avait pas d’amiante dans les flocages (isolants) des salles de classes. En revanche, les flocages en question étaient "dégradés". Trois ans plus tard, la Région admet qu’il y a de l’amiante absolument dans tous les flocages (ce qui paraît logique pour un établissement construit dans les années 70) mais indique que les flocages ne posent aucun problème. 

Les élèves et les professeurs demandent une expertise indépendante 

Les professeurs comme les élèves ont perdu toute confiance dans ces expertises et demandent désormais une analyse indépendante. Une réunion s’est tenue ce mercredi soir. La Région Ile-de-France refuse de pratiquer une nouvelle expertise. Elle propose une réunion avec la société qui a fait les analyses pour répondre aux questions des parents et des professeurs. La Région a également pris contact avec l’ARS (Agence régionale de Santé) et a mis à disposition le dossier. L’ARS devra donc donner son point de vue dans les jours qui viennent. Enfin, la Région est "en train d’étudier la possibilité de remplacer les dalles de plafond" pendant les vacances de février. 

Les élèves contactent les mairies du secteur pour trouver des salles disponibles 

Les élèves n’ont pas attendu cette réunion pour se mobiliser. Ils commencent même à démarcher désormais les communes environnantes. Au bout du fil, les secrétariats ou cabinet de mairie ont du mal à réaliser que ce sont les lycéens eux-mêmes qui tentent de trouver une solution mais pour Mehdi Maallou, lycéen, représentant de l’UNL, les élèves "n’ont pas le choix". "Si nous ne le faisons pas, personne d’autre ne le fera pas. L’administration elle a d’autres chats à fouetter apparemment, le rectorat n’est pas avec nous, la Région pareil. Finalement, j’ai l’impression qu’on est seul". 

"On est en train de faire de la politique alors qu'on veut juste aller à l'école !"

Ces lycéens appellent donc une à une les communes du secteur, se renseignent sur les salles de classes disponibles. Le but, admet Louis Boyard, représentant des élèves du lycée Georges Brassens c’est de pouvoir aller voir la région ou le maire de Villeneuve-le-Roi et "si jamais je donne toutes ces informations, il ne pourra pas refuser. On ne pourra pas dire que c’est la mobilisation qui empêche les élèves d’aller en cours. Non c’est la Région qui empêche les élèves d’aller en cours pour pouvoir aller les faire étudier dans des salles amiantés juste parce qu’ils ne veulent pas mettre d’argent ! On se retrouve à faire de la politique, à appeler des élus d’opposition, alors que tout ce qu’on veut c’est étudier. On a 16 ans. C’est aberrant". 

Les professeurs vont continuer d'exercer leur droit de retrait 

Les élèves veulent continuer à se mobiliser tant qu’ils n’auront pas de réponses et d’expertises indépendantes. Une demande a également été formulée ce mercredi soir pour qu’ils puissent, comme les professeurs exercer leur "droit de retrait des lycéens". Question restée sans réponses car aucun représentant de l’Académie de Créteil ne s’est déplacé. Quant aux professeurs, ils vont continuer d'exercer leur droit de retrait ce jeudi matin.