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Dossier : Coronavirus Covid-19

Salaires, Covid-19 : les enseignants de la Loire battent le pavé à Saint-Etienne

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les enseignants des collèges et des lycées de la Loire ont manifesté à Saint-Étienne ce mardi 26 janvier. Un rassemblement comme partout en France à l'appel de syndicats pour exiger notamment une revalorisation salariale. Ils sont près de 800 à avoir défilé à Saint-Étienne selon les syndicats.

Près de 800 personnes ont manifesté à Saint-Etienne ce mardi 26 janvier selon les syndicats enseignants.
Près de 800 personnes ont manifesté à Saint-Etienne ce mardi 26 janvier selon les syndicats enseignants. © Radio France - Julien Gonzalez

Pour beaucoup d'enseignants, c'était ce mardi 26 janvier un retour dans la rue en tant que professeurs après les manifestations contre la réforme des retraites. Des enseignants du premier degré comme du second degré qui ont répondu à Saint-Étienne comme partout en France à l'appel de plusieurs syndicats : 35% n'ont pas fait cours dans les collèges et les lycées de la Loire selon les organisations syndicales. Et surtout, ils étaient 800 à défiler à Saint-Étienne selon les syndicats, 300 selon les chiffres des forces de l'ordre, avec parmi leurs revendications : une revalorisation salariale. 

C'est le cas des demandes entre autres de Nadine Ferrapie, enseignante en SVT depuis près de 20 ans. Elle est aujourd'hui en poste partagé entre un collège de Saint-Étienne et un à Bourg-Argental. Avec 2000 euros sur sa feuille de paie, elle est venue demander "une vraie revalorisation salariale" car selon elle, l'annonce en octobre dernier de 400 millions d'euros pour l'Éducation Nationale est bien loin du compte. 

"Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles à faire croire qu'on valorise l'Éducation nationale et que les gens sont considérés, ce n'est pas le cas !" - Nadine Ferrapie, enseignante en SVT en poste partagé entre un collège de Saint-Étienne et un de Bourg-Argental

Parmi les demandes de Nadine Ferrapie, enseignante en SVT depuis près de 20 ans, une vraie revalorisation salariale.

"Pour le moment, ce qui est injecté dans l'économie, ce sont des milliards et des milliards. Air France, c'est sept milliards ! Et 0,4 milliard d'euros pour des millions de personnels qu'on est d'enseignants, si on le ramène à chacun, ça va être 10 ou 20 euros ! Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles à faire croire qu'on valorise l'Education nationale et que les gens sont considérés, ce n'est pas le cas !" 

Hausse des salaires mais aussi grogne contre la gestion de crise sanitaire par le ministère de l'Éducation Nationale. Anthony Crépet, enseignant d'Histoire-Géographie au collège Terrenoire de Saint-Etienne, dénonce une ligne de conduite calamiteuse.

"On a eu un protocole sanitaire qui consistait à ouvrir des fenêtres et on a eu un protocole renforcé qui consiste à ouvrir deux fenêtres." - Anthony Crépet, enseignant d'Histoire-Géographie au collège Terrenoire de Saint-Étienne

Selon Anthony Crépet, enseignant d'Histoire Géographie à Saint-Etienne, le gouvernement n'est vraiment pas au-niveau en termes de gestion de crise face à la Covid-19.

"On a eu un protocole sanitaire qui consistait à ouvrir des fenêtres et on a eu un protocole renforcé qui consiste à ouvrir deux fenêtres. Et on a un ministre qui explique que tout va bien, qu'on est les meilleurs en Europe, dans le monde. Soit on prend des dispositions vraiment fortes, comme on le fait pour les cafés, les restaurants... soit alors on dit qu'on accueille tout le monde et à ce moment-là on ne raconte pas des bobards à la télévision." 

Un cortège entre la Bourse du Travail et la direction académique de l'Éducation nationale qui a donc compté principalement sur des enseignants mais il y avait aussi des accompagnants d'élèves en situation de Handicap (AESH) comme Taline Bouagal, AESH au collège Jacques-Prévert à Andrézieux Bouthéon et également représentante du SNES dans le second degré. Pour elle, les AESH font partie des oubliés de l'Éducation nationale.

"Cela fait plus de huit ans que je suis AESH et je suis toujours en bas de l'échelon" - Taline Bouagal, AESH au collège Jacques Prévert à Andrézieux Bouthéon

AESH au collège Jacques Prévert à Andrézieux Bouthéon, Taline Bouagal assure que les accompagnants d'élèves en situation de Handicap sont les oubliés de l'Education Nationale.

"Emmanuel Macron nous avait promis un statut, un salaire juste avant son élection. Trois ans et demi après, on attend toujours et toujours rien ! On touche un salaire de 800 euros par mois : c'est entre 650 et 850 euros ! Notre ancienneté n'est pas du tout reconnue. Ça fait plus de 8 ans que je suis AESH et je suis toujours en bas de l'échelon. On n'est même pas concernés par cette revalorisation des 400 millions d'euros et surtout on n'a même pas eu droit à la prime d'équipement de 150 euros que les enseignants ont ! Alors qu'on a besoin nous aussi d'outils informatiques pour accompagner nos élèves. On est 1607 personnes à être AESH dans la Loire et là aujourd'hui on en a plus que marre !" 

Tous promettent d'ores et déjà de manifester à nouveau le 4 février prochain pour la journée de grève interprofessionnelle. 

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