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Éducation

Les enseignants des CFA de Moselle craignent pour leur avenir

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Journée de grève ce jeudi pour les enseignants des CFA publics de Moselle. Ils dénoncent les conséquences sur leur travail de la réforme de l'apprentissage qui entrera en vigueur en 2020.

Les enseignants des CFA publics de Moselle manifestaient devant le lycée Robert Schuman de Metz
Les enseignants des CFA publics de Moselle manifestaient devant le lycée Robert Schuman de Metz © Radio France - Clément Lhuillier

Moselle, France

"Travailler plus pour gagner moins". La banderole a été déployée tout au long de la matinée de jeudi devant l'entrée du lycée Robert Schuman à Metz et le piquet de grève tenu dans le froid par une trentaines de professeurs du CFA public (centre de formation des apprentis) de l'établissement. Rejoins par des collègues du lycée la Briquerie de Thionville et soutenus par la CGT et Force Ouvrière, les enseignants entendaient dénoncer le flou qui entoure leur statut avec la réforme de l'apprentissage qui entrera en vigueur en 2020, et les craintes que cette réforme de la ministre Muriel Pénicaud font peser sur leur travail. Dans le cadre de cette réforme, le rectorat de l'Académie Metz-Nancy a décidé de faire passer six CFA publics de Moselle dans le giron des GRETA (groupement d'établissement). 

De 648 à 810 heures de travail sans compensation

La première conséquence pour ces personnels est un changement de statut d'enseignants à formateurs avec des tâches supplémentaires à effectuer. Autre point noir : le temps de travail. "Nous passerions de 648 heures annuelles à 810 heures en face à face avec les élèves", explique Julien Rossignol, enseignant et membre du collectif créé au sein de Robert Schuman. Une augmentation du temps de travail qui ne s'accompagne d'aucune compensation financière selon les grévistes. "Est-ce que c'est réglementaire ?" s'interroge Stéphanie Meyer, professeure de français à Thionville. 

"Cette réforme est pour nous une impasse" 

Des enseignants de Thionville étaient également présents pour manifester à Metz - Radio France
Des enseignants de Thionville étaient également présents pour manifester à Metz © Radio France - Clément Lhuillier

"Cette réforme est pour nous une impasse" poursuit Isabelle Conti, qui enseigne l'histoire-géographie à Metz. "Si demain nous passons formateurs, la liste de nos missions va s'allonger et il ne sera plus possible de toute les réaliser correctement." Exemple avec le suivi en entreprise des apprentis : "Pour le faire correctement il faut une heure à une heure et demi, voire deux heure s'il y a une évaluation. La on va dire, il faut vingt minutes pour une visite en entreprise." 

Manque de concertation

Les enseignants s'interrogent également sur la méthode et s'estiment méprisés dans la mise en oeuvre de cette réforme. "C'est un peu compliqué d'avoir des réponses, et chacun a des réponses différentes" déplore Stéphanie Meyer. Les professeurs mobilisés ont tenté d'aller chercher ces réponses directement auprès du rectorat, à Nancy. 

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