Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Les enseignants en grève pour dénoncer leurs conditions de travail : ils réclament plus de moyens

-
Par , France Bleu Berry

De la maternelle à l'université les enseignants appelés à la grève aujourd'hui par plusieurs syndicats (FSU, CGT, FO). Parmi les revendications, les salaires, les suppressions de postes l'an prochain dans le second degré et aussi en toile de fond, la gestion de la crise sanitaire.

Pierre Laumonier, membre du bureau du syndicat Snuipp-FSU 36
Pierre Laumonier, membre du bureau du syndicat Snuipp-FSU 36 © Radio France - Carl Dechâtre

Dans le contexte très particulier de la crise sanitaire de la Covid-19 les enseignants, tous niveaux confondus sont appelés à la grève pour dénoncer leurs conditions de travail. Coronavirus ou pas, les effectifs restent selon eux insuffisants, les salaires trop bas et les moyens trop restreints.  A cela s'ajoute depuis la rentrée l'angoisse pour les enseignants de primaire et collège continuer à donner des cours à des classes parfois encore bien remplies et ou le spectre de la contagion menace. Malgré tout les syndicats restent, en tout cas pour le premier degré, majoritairement pour le maintien des écoles ouvertes. La raison principale ? Malgré la durée de l'épidémie, aucun outil efficace n'a été mis en place pour assurer correctement des cours à distance aux élèves de primaire estime Pierre Laumonier, délégué du syndicat Snuipp-FSU 36 . 

Angoisse des enseignants face au coronavirus

Mais pour limiter l'expansion d'une épidémie qui semble reprendre  ne faudrait-il pas limiter au moins pour un temps la présence des élèves. L'hypothèse d'un allongement des vacances d'hiver parfois évoquée serait une solution acceptable pour Pierre Laumonier "Concernant l'efficacité de la mesure, ce serait aux scientifiques de se prononcer, mais pour les élèves ce serait une bonne idée, cela permettrait de maintenir un éloignement pendant 4 semaines en ratant seulement 2 semaines d'école". 

Une mesure qui pourrait d'ailleurs offrir un répit à des enseignants sous pression. Si globalement les mesures sanitaires et notamment le port du masque sont bien accepté par les parents comme les élèves certains instituteurs et institutrices sont angoissés à l'idée de donner des cours au sein de classe avec des effectifs toujours denses et donc la possibilité de contracter le virus et le ramener dans son  foyer. 

En plus de ces problèmes conjoncturels des difficultés systémiques persistent manque de moyens, manque d'effectif salaire trop bas. Même les 400 millions d'euros accordés aux enseignants ne suffisent pas selon Pierre Laumonier puisque "69% des enseignants sont exclus de cette augmentation".  Les syndicats qui dénoncent aussi un discours hypocrite des services de l'Education Nationale. Dans l'Indre par exemple alors que l'inspection annonce ne pas procéder à des suppressions de poste, les syndicats dénoncent une réalité bien différente : "C'est un "bilan-zéro"", précise Pierre Laumonier, en clair pas de suppressions de poste au niveau départemental mais celà n'exclue pas de fermer des classes dans certains établissements pour en ouvrir ailleurs. 

Pierre Laumonier, membre du bureau du syndicat Snuipp-FSU 36

Choix de la station

À venir dansDanssecondess