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Les enseignants sarthois jouent la carte de l'humour pour réclamer la démission de leur ministre

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Maine

Une trentaine d'enseignants se sont rassemblés mercredi après-midi devant les grilles de l'inspection académique au Mans pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer le départ du gouvernement de Jean-Michel Blanquer.

Les enseignants se sont lancés dans une session aérobic entre deux chansons
Les enseignants se sont lancés dans une session aérobic entre deux chansons © Radio France - Steven Gouaillier

Des chansons, des sketchs, et de l'aérobic entre deux pancartes "Blanquer Démission" et "Stop à l'amateurisme" placardées sur les grilles de l'inspection académique au Mans . Tout le programme d'une trentaine d'enseignants mercredi après-midi, rassemblés à l'appel du syndicat Snuipp-FSU, pour dénoncer leur conditions de travail et demander le départ du "_pire Ministre de toute l’histoire de l’institution. Un saboteur, un menteur, un démagogue... En un mot : un ennemi de l’École Publique",_ selon les mots utilisés dans le communiqué. 

Jean-Michel Blanquer n'échappe d'ailleurs pas aux railleries en chanson, de "qui a eu cette idée folle, un jour de casser l'école ? C'est ce sacré Jean-Michel", à "Jean-Michel Blanquer, ministre autoritaire, on veut pas bosser pour toi". Derrière les prises de paroles ou les saynètes, le ministre de l'Education nationale cristallise les reproches sur la gestion de la crise sanitaire dans les établissements scolaires depuis le début de la pandémie. "Notre ministre ne fait rien pour qu'on puisse respecter ces protocoles sanitaires inapplicables", s'agace Leïsa, enseignante à l'école Jean Macé, "des collègues ont des classes de trente élèves, comment voulez-vous respecter la distanciation ?". 

"On a besoin de prendre de la distance"

Parmi les reproches adressés à leur ministre, les enseignants font notamment part de leur fatigue face aux changements réguliers de protocole, "que l'on apprend en plus dans la presse", appuie Florie, enseignante en école primaire. Depuis la rentrée du 26 avril, elle a dû changer deux fois ses plannings : "Je fais de l'escalade avec mes élèves, donc tout a été arrêté, il a fallu gérer la frustration des élèves et en même temps préparer autre chose. Et une semaine on nous dit 'vous pouvez retourner à l'intérieur et faire tout ce qui était prévu', donc ça désorganise tout, tout le temps". 

Face à ce qu'ils qualifient de "manque de reconnaissance" de la part de leur hiérarchie, la carte de l'humour s'est imposée pour mettre des mots sur leurs mal-être. "Ça fait du bien d'en rigoler, de tourner ça en dérision pour ensuite libérer la parole", explique Leïsa. A côté d'elle, Florie confirme : "En ce moment on tous envie de pleurer... on a besoin de prendre de la distance par rapport à ça  et d'y mettre un peu d'humour pour continuer à se battre". 

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