Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Les étudiants de Nantes en galère pour décrocher des stages

-
Par , France Bleu Loire Océan

Impossible de valider leur diplôme sans obtenir un stage. Les étudiants nantais ont du mal à décrocher ce sésame qui leur permet de s’insérer dans le monde professionnel. Le gouvernement a lancé une plateforme en ligne pour les aider en ce début de semaine.

Étudiante à Nantes, Audrey cherche un stage depuis le mois de septembre.
Étudiante à Nantes, Audrey cherche un stage depuis le mois de septembre. © Radio France - Matthieu Bonhoure

Le gouvernement a annoncé la mise en ligne de 30.000 offres de stage sur le site 1jeune1solution. Le but, aider les étudiants à trouver un stage en pleine crise sanitaire. Un nombre qui reste faible pour le nombre d’étudiants en recherche de ces offres. Il n’y en a que 224 en Loire-Atlantique alors que Nantes compte plus de 60.000 étudiants. Nous avons rencontré une de ces étudiantes en galère. 

Ça commence à me mettre de grands doutes pour l’année prochaine.

Au quatrième étage de cet immeuble nantais, Audrey Pavageau est rivée derrière son ordinateur, sur la table de son salon pour essayer de trouver un stage. Elle cherche depuis septembre, mais pour l'instant toutes ses demandes restent sans réponse. "Ça commence à me mettre de grands doutes pour l’année prochaine, se lamente Audrey derrière ses lunettes rectangulaires. Normalement on est censé être sur le terrain en tant que professionnel avec ces stages, sauf que si on n’a pas vraiment exercé on se sent un peu illégitime."

C’est un peu éprouvant de ne pas avoir de réponses.

Audrey Pavageau est en dernière année d’un master de sciences de l’éducation, elle devait commencer son stage il y a deux mois. Une situation stressante pour elle et sa sœur qui a les mêmes difficultés pour obtenir des réponses positives. "Dis-moi là, parce que j’ai l’impression que t’es un peu triste", s’inquiète Audrey. Sa sœur, Laureline lui répond : "Oui, c’est sûr c’est un peu éprouvant de ne pas avoir de réponses".

Audrey et sa sœur Laureline s'inquiètent pour leur avenir.
Audrey et sa sœur Laureline s'inquiètent pour leur avenir. © Radio France - Matthieu Bonhoure

C’est vraiment faire un stage pour faire un stage.

De son côté, l'Université de Nantes essaie de trouver des solutions. Il est proposé aux étudiants de valider leur stage obligatoire via d’autres projets, comme l'emploi étudiant d'Audrey. Elle donne des cours de soutien à domicile depuis plusieurs mois. "Peut-être que je vais finir par demander si ça peut faire office de stage, regrette-t-elle. C’est vraiment faire un stage pour faire un stage."

Enfin une réponse positive

Sans solution pour l’instant, elle continue d'appeler pour essayer de décrocher un entretien d'embauche. Elle prend son mal en patience et multiplie les relances. Audrey compose le numéro d’une énième entreprise. Enfin quelqu’un décroche : "J’ai bien précisé que c’était un entretien d’embauche pour vous. J’ai ajouté qu’il s’agit d’un stage pour une étudiante de dernière année de master." Un coup de fil qui aboutit enfin. 

Audrey est ravie, presque émue : "Je savoure ce moment". Peut-être une bonne nouvelle, mais l’étudiante préfère ne pas trop s’avancer. Elle a déjà eu deux entretiens avec des réponses positives, finalement annulés à cause des restrictions sanitaires. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess