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Les étudiants du diplôme des métiers d'art de Besançon privés de stages à cause du Covid-19

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Par , France Bleu Besançon

Cela fait un an qu'ils n'ont plus aucune formation pratique réelle. Depuis l'émergence de la crise sanitaire et l'annulation des spectacles, concerts et festivals, les étudiants du diplôme national des métiers d'art et du design de Besançon (Doubs) s'inquiètent pour leur avenir.

Ils craignent pour leur avenir. Les étudiants du diplôme national des métiers d'art et du design, section régie du spectacle, n'ont plus la possibilité de réaliser de stages depuis le début de la crise sanitaire.
Ils craignent pour leur avenir. Les étudiants du diplôme national des métiers d'art et du design, section régie du spectacle, n'ont plus la possibilité de réaliser de stages depuis le début de la crise sanitaire. © Radio France - Étudiants du DN MADe

La formation des étudiants du diplôme national des métiers d'art et du design de Besançon est composée d'une partie théorique et d'une partie pratique. Sauf que depuis le début de la crise sanitaire dû au coronavirus, cette dernière ne leur est plus disponible.

Finis les stages dans les spectacles vivants, les concerts ou les festivals avec du public. Seule une petite formation pratique leur est offerte grâce à leurs professeurs. Mais elle ne remplace pas le travail en conditions réelles. Alors ils s'inquiètent pour leur avenir. Cette partie professionnalisante est décisive. Jules, Maeva et Nicolas, tous les trois étudiants en 2e année de régie du spectacle nous expliquent pourquoi.

Les stages sont les portes d'entrée dans la vie active

Pas de stages, pas de pratiques. Depuis un an et la crise sanitaire, il n'est plus possible de pratiquer en régie son ou régie lumière, les spécialisations des trois étudiants. Eux sont en deuxième année et espèrent un retour à la normale après cet été. Mais les étudiants en 3e année de licence sont diplômés dans trois mois. Et devront sans nul doute s'inscrire au régime d'indemnisation pour les intermittents du spectacle. 

Jules a 20 ans. Il est originaire de Touraine. "Les stages sont le meilleur moyen d'obtenir des contacts [pour la vie active]. Sur un festival, on en chope énormément."

Nicolas, Maeva et Jules sont étudiants en 2e année du diplôme national des métiers d'art et du design à Besançon.
Nicolas, Maeva et Jules sont étudiants en 2e année du diplôme national des métiers d'art et du design à Besançon. © Radio France - Lucas Archassal

Résultat, ces étudiants qui ont organisé lundi 29 mars dernier ont organisé une journée de sensibilisation au lycée Pasteur de Besançon où leur sont donnés les cours de théorie. Avec l'objectif de crier haut et fort leur inquiétude et de la faire partager au plus grand nombre. 

Cette amputation de toute la partie professionnalisante de leur diplôme inquiète Jules pour plus tard : "On a beaucoup plus de mal à se projeter, à savoir où l'on pourra travailler. Moi, personnellement, oui, ça m'inquiète beaucoup."

"Mon futur métier n'est pas essentiel"

Mais ce contexte particulier n'a pas tendance à baisser leur motivation pour plus tard. Ils sont inquiets mais toujours optimistes. "Nos professeurs se démènent à organiser des projets eux-mêmes [pour nous offrir de la pratique, NDLR]", souffle Jules. Des projets qui seront déplacés à cause du 3e confinement. Ces projets étaient la seule formation professionnalisante qui leur étaient prodiguée. Une aubaine même s'il manquait inlassablement le public, essentiel pour leur métier. 

"J'aimerais enfin voir du monde." Maeva, étudiante en 2e année en régie du spectacle, spécialisée en lumière.

Maeva, une étudiante de 2e année, originaire du Jura prend la parole sur ce point : "Idéalement, j'aimerais travailler sur les festivals, voir du monde. Trouver des contacts, mais surtout voir le public. On fait du spectacle vivant, sauf que là il n'y a rien de vivant." Ce qui conduit Nicolas, 19 ans, à se demander si ce qu'il veut faire plus tard est essentiel ou pas. "Des fois, on va en cours le matin en se disant « Super ! Mon métier n'est pas essentiel. »"

Clou du spectacle, ce 3e confinement annihile toute chance d'avoir cours en présentiel. Le lycée Pasteur où se déroule leur formation théorique est fermé depuis vendredi soir jusqu'au 26 avril prochain. Les professeurs de leur diplôme ont donc basculé ces cours en visio.

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