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Les "étudiants fantômes" ont fait un bref retour en amphithéâtre, à l'université de Tours

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Par , France Bleu Touraine

A l'appel de plusieurs associations étudiantes de Tours, plusieurs dizaines d'étudiants se sont retrouvées ce mardi après-midi dans un amphithéâtre de la faculté de médecine. Après des mois de cours à distance, ils aimeraient pouvoir revenir davantage sur site.

Un rang sur deux et la moitié des sièges étaient inaccessibles, mais de nombreuses places disponibles sont aussi restées inoccupées.
Un rang sur deux et la moitié des sièges étaient inaccessibles, mais de nombreuses places disponibles sont aussi restées inoccupées. © Radio France - ©Boris Compain

En organisant cette journée, l'AGATE, l'Association Générale des Associations Tourangelles Etudiantes, voulait montrer qu'il était possible de réunir beaucoup d'élèves en respectant les règles sanitaires, alors que l'immense majorité des étudiants suit uniquement des cours en distanciel depuis des mois, hormis pour quelques Travaux Pratiques dans certaines filières. Ceux qui se surnomment eux-même "les étudiants fantômes" se sont retrouvés dans un amphi pour une assemblée générale au cours de laquelle ils ont pu évoquer leur quotidien difficile. 

Des slogans posés à proximité de l'entrée de la faculté de Médecine
Des slogans posés à proximité de l'entrée de la faculté de Médecine © Radio France - ©Boris Compain

Avant de franchir le portail, gel obligatoire pour tous les étudiants, masqués évidemment. Dans l'amphi de 600 places, une place sur deux et un rang sur deux sont inaccessibles, mais même les places disponibles ne sont pas toutes occupées, loin de là.  On entend beaucoup d'inquiétude dans les prises du parole, à propos de la précarité, de la solitude, de l'avenir concernant des partiels, des stages ou des emplois. On sent aussi un fort sentiment d'injustice que résume Audrey Landriève, représentante des étudiants au conseil d'administration de l'université : "On comprend évidemment qu'il y a une pandémie et qu'il faut une responsabilité collective, mais on ne peut pas comprendre que des BTS, des écoles privées, des prépas, des collèges et des lycées puissent avoir cours en présentiel et que nous, les étudiants, nous soyons abandonnés. Ce n'est pas logique".

Emilie Viérron, vice-présidente en charge des initiatives pédagogiques et numériques, est présente pour montrer la solidarité de la direction de l'université. Enseignante, elle partage avec les élèves la sensation de donner des cours "en mode dégradé". Même si, comme beaucoup d'élèves, elle préférerait pouvoir accueillir la moitié des élèves sur les différents sites de l'université de Tours, elle doit se contenter d'annoncer qu'une nouvelle circulaire autorise pour bientôt le retour de 20% des étudiants sur site : "20% ce n'est pas grand-chose. Ca veut dire qu'ils pourront venir une ou deux demi-journées par-ci par-là et que le reste sera fait à distance.   Clairement, ce n'est pas encore une vraie solution".

Tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a eu des progrès entre le premier et le deuxième confinement, mais plusieurs étudiants dénoncent encore ce qu'ils considèrent comme des dysfonctionnements inadmissibles : "On a eu des cours supprimés parce que des profs n'étaient pas au courant qu'on avait cours. On a aussi certains enseignants qui ne savent pas se servir de Teams et c'est nous qui passons du temps à leur apprendre comment se servir de cet outil pour faire cours à distance. C'est vraiment pas idéal, les cours en distanciel".  Après 90 minutes d'échanges, les étudiants sortent, en file indienne, pour aller faire un sit-in dans la cour. La distanciation sociale est à peu près respectée.

Pour finir, les étudiants ont fait un sit-in dans la cour de la faculté de Médecine
Pour finir, les étudiants ont fait un sit-in dans la cour de la faculté de Médecine © Radio France - ©Boris Compain
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