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Les instituteurs de REP de Côte-d'Or remontés contre leurs affectations à la rentrée prochaine

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Par , France Bleu Bourgogne
Dijon, France

Parmi les fonctionnaires grévistes de ce mardi 22 mai à Dijon, il y avait une délégation de professeurs des réseaux d'éducation prioritaire de Côte-d'Or. Avant de rejoindre la manifestation générale ils se sont réunis devant le rectorat pour dénoncer le mode d'affectation pour la rentrée prochaine.

Les enseignants ont fait une action symbolique devant le rectorat de Dijon ce mardi avec des ballons blancs où étaient inscrites leurs revendications.
Les enseignants ont fait une action symbolique devant le rectorat de Dijon ce mardi avec des ballons blancs où étaient inscrites leurs revendications. © Radio France - Lila Lefebvre

Environ 200 enseignants, munis de ballons blancs où l'on pouvait lire "REP en colère" ou encore "Egalité = sérénité", étaient réunis ce mardi matin devant le rectorat de Dijon près du palais des congrès. Outre le manque de moyens et les faibles rémunérations, ils dénoncent le nouveau mode de répartition des enseignants en REP pour la rentrée de septembre 2018. 

Une particularité en Côte-d'Or

C'était un des projets phare du gouvernement pour lutter contre l'exclusion scolaire. Dès la rentrée de septembre prochain toutes les classes de CP et de CE1 des 2500 écoles situées dans les Réseaux d'éducation prioritaire (REP et REP+) en France verront leurs effectifs réduits à 12 élèves. Autre promesse du gouvernement : y installer des professeurs "expérimentés", une notion floue dont l'appréciation était laissée aux académies.

"on va dire à certains instituteurs qui avaient déjà une classe de CE1 en REP cette année voire depuis des années, avec 24 élèves, que finalement ils ne sont pas qualifiés pour le job ? "Nathalie, maîtresse d'un CM1-CM2 dans la REP + de Chenôve.

En Côte-d'Or, l'inspection d'académie a donc décidé de recruter ces enseignants "sur leurs profils", c'est-à-dire qu'ils ont passé des entretiens de motivation, ont dû justifier de leur parcours. Une sélection juste au premier abord, mais qui révolte les enseignants déjà en poste en REP "on va dire à certains instituteurs qui avaient déjà une classe de CE1 en REP cette année voire depuis des années, avec 24 élèves, que finalement ils ne sont pas qualifiés pour le job ? ", s'insurge Nathalie, maîtresse d'un CM1-CM2 dans la REP + de Chenôve. 

Car ce mode de nomination des enseignants en REP, qui a été adopté par moins d'un tiers des académies en France, conduit mathématiquement à muter de forces des instituteurs titularisés en REP pour l'année 2017-2018. 

"Par exemple dans mon école, explique Chantal Charles, directrice de l'école Camille Flammarion, on avait six classes, on passe à 8 classes mais je dois créer trois CP, donc j'ai une enseignante en trop dans les autres niveaux. Elle a reçu une mesure de carte scolaire, donc elle doit quitter l'école. Elle l'a su très tardivement sans pouvoir postuler sur d'autres postes." 

Près de 200 enseignants des REP de Côte d'Or étaient réunis devant le rectorat ce 22 mai.
Près de 200 enseignants des REP de Côte d'Or étaient réunis devant le rectorat ce 22 mai. © Radio France - Lila Lefebvre

"nous sommes formés chaque année, nous connaissons notre école, notre travail, nous l'aimons", Nathalie, maîtresse de CM1-CM2 à Chenôve

Une décision qui ne fait que renforcer l'image négative des professeurs déplore Nathalie, "nous sommes formés chaque année, nous connaissons notre école, notre travail, nous l'aimons, et on vient nous dire qu'il faut à nouveau passer des entretiens pour voir si nous sommes capables de faire notre métier". 

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