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Éducation DOSSIER : L'éducation : un enjeu électoral 2017

Les lundis de la présidentielle : l'éducation

lundi 27 mars 2017 à 5:00 Par Virginie Pironon, France Bleu Paris

Tous les lundis avant le premier tour de l’élection présidentielle, France Bleu Paris va à la rencontre des Franciliens pour les écouter sur les propositions des candidats. Ce 27 mars 2017, place à l’éducation, sujet-phare, au cœur du projet de société porté par les 11 candidats.

Priorité des enseignants : la fin des classes surchargées
Priorité des enseignants : la fin des classes surchargées © Maxppp -

Créteil, France

Priorité des enseignants : en terminer avec les classes surchargées. C’est notamment la proposition de Benoît Hamon : 25 élèves par classes en CP, CE1 et CE2. Emmanuel Macron, lui, en propose 12 seulement, pour les mêmes niveaux, en zone prioritaire.

On n’est pas des sardines

La proposition d'Emmanuel macron est plutôt bien vu par les enseignants, qui s’interrogent tout de même : "On ne va pas cracher sur cette proposition, dit Marion, enseignante en CM2 au Kremlin-Bicêtre. Mais il faudra qu’il m’explique : comment il enlève 120.000 fonctionnaires tout en arrivant à faire des classes de 12 ? A 25 déjà, on n’y arrive pas !" Une enseignante ajoute _"12, honnêtement, c’est un peu démagogique. 23, ce serait déjà bien."
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Mixité sociale

Fin du financement du privé pour Jean-Luc Mélenchon, port d’uniformes pour François Fillon. Benoît Hamon, lui dit revoir la carte scolaire… mais pas si simple. "Tout le monde veut la mixité, explique un père de famille dont les enfants sont scolarisés à Limeil-Brévannes. _Mais si je veux mettre mes enfants à Paris, je fais comment pour les y emmener ? Il vaudrait mieux donner les moyens aux écoles en difficulté."
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Apprentissage des fondamentaux

Un sujet phare pour François Fillon, Emmanuel Macron et surtout Marine Le Pen, qui demande que 100% du temps y soit consacré, dont la moitié au français. "Le français, ce n’est pas qu’une discipline, elle se travaille partout ailleurs ! s’exclame Marion. _En histoire, en géographie, en sciences, en éducation morale et physique, on la travaille même en éducation physique et sportive, et même en éducation musicale ! Que Marine Le Pen se rassure : elle devrait venir voir ce qui se passe dans les écoles publiques, elle verrait que les enseignants sont très au fait du besoin de travailler la maîtrise de la maîtrise de la langue orale et écrite."
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Augmenter les salaires ?

Une nécessité, explique Cyril "Ce n’est pas que corporatiste. Cela pose un vrai problème de recrutement. On demande maintenant bac + 5 et le salaire et les conditions de travail ne suivent pas. Donc les éventuels candidats préfèrent s’orienter vers des filières plus rémunératrices." Et Chloé, enseignante en maternelle, d’ajouter : _"En Ile de France, la vie est très chère, surtout pour le logement. Je voterai pour un candidat qui proposera de nous augmenter."
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