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Dossier : Coronavirus Covid-19

Les lycées normands resteront fermés sauf pour les missions absolument nécessaires

Hervé Morin, le président de la région Normandie a décidé de ne pas rouvrir les lycées pour les cours avant les grandes vacances. Les établissements accueilleront uniquement des élèves pour les missions absolument nécessaires et au cas par cas.

Hervé Morin, président du conseil régional de Normandie, s'oppose une nouvelle fois à la réouverture des lycées avant l'été
Hervé Morin, président du conseil régional de Normandie, s'oppose une nouvelle fois à la réouverture des lycées avant l'été © Radio France - Jean-Christophe Bourdillat

Hervé Morin était l'invité de franceinfo ce dimanche matin. Le président la région Normandie a confirmé sa volonté de ne pas rouvrir les lycées. "Nous ouvrirons les lycées pour les missions absolument nécessaires et au cas par cas", a-t-il précisé.

Hervé Morin dénonce la contradiction gouvernementale qui annonce la réouverture contre le décrochage scolaire. "Mais dans la foulée on rend ça facultatif. La question c'est, est-ce que les décrocheurs seront les premiers à retourner à l'école ? Les sondages montrent que ce n'est pas forcément dans les familles de décrocheurs qu'on revient le plus naturellement à l'école à partir du 11 mai. Il y a une grande inégalité sur cette question", a insisté Hervé Morin.

La rentrée scolaire de septembre devrait être notre priorité.

Si les lycées devaient rouvrir "à partir du 2 juin, le lundi est férié et le mardi c'est la rentrée des profs". "Donc, il reste sur la première semaine deux jours effectifs. La seconde semaine, on a les conseils de classe. C'est-à-dire qu'on va rouvrir des lycées avec la complexité qu'on connaît pour exactement trois à quatre jours effectifs de classe puisqu'on est en demi-groupe", a remarqué Hervé Morin. "Est-ce qu'il est bien utile de s'engager dans une telle opération avec le risque de créer de nouveaux clusters, de relancer l'épidémie, pour trois à quatre jours effectifs de classe par lycéen alors qu'aujourd'hui, ils ont la possibilité de suivre leur scolarité à distance ?", se demande le président de la région Normandie.

Hervé Morin pose également la question des transports scolaires. "On a 130 000 jeunes qui sont transportés tous les jours dans des cars, a-t-il ajouté. Si on doit récupérer les primaires, les collégiens et les lycéens, on n'aura jamais assez de moyens de transport" pour pouvoir respecter les mesures sanitaires.

Une ouverture au cas par cas

"Nous ouvrirons les lycées au cas par cas", annonce Hervé Morin. Cela se fera pour "passer des examens, réunir des jurys, permettre à des étudiants en première année de prépa d'avoir au moins un mois de scolarité parce qu'ils n'arrêtent que début juillet. Et si l'Education Nationale y arrive, on accueillera également des décrocheurs."

Hervé Morin estime que le gouvernement aurait mieux fait de suivre l'avis du conseil scientifique qui était "comme l'ont fait les italiens et les espagnols, de reporter la rentrée scolaire en septembre."

La gauche normande demande une harmonisation entre les régions

Des propos qui font réagir Nicolas Mayer Rossignol  chef de file de l'opposition de gauche à la région. 

Le président du Groupe Socialistes, Radicaux et Citoyens, comprend la position sur les transports et les lycées. "Il faut néanmoins des mesures spécifiques pour tous les élèves qui passeront des examens ou des concours en mai juin. J'espère aussi que les positions entre les régions de France vont être harmonisées à situation sanitaire équivalente, car il ne faudrait pas que telle ou telle région fasse cavalier seul, au détriment des élèves et de leurs parents. Enfin, ne perdons pas de vue que le très gros sujet va être la rentrée de septembre: trois mois ne seront pas de trop pour la préparer", déclare Nicolas Mayer Rossignol.

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