Éducation

Rentrée scolaire : les manifestations des parents d'élèves ont payé dans les Pyrénées-Orientales

Par Marion Paquet, France Bleu Roussillon lundi 5 septembre 2016 à 20:45

Les parents d'élèves du Soler, de Passa, de Sournia et Canohès ont manifesté devant l'inspection académique
Les parents d'élèves du Soler, de Passa, de Sournia et Canohès ont manifesté devant l'inspection académique © Radio France - Marion Paquet

C'était l'heure des ajustements de la rentrée scolaire lundi après-midi. 12 ouvertures de classes supplémentaires ont été annoncées par l'inspection académique dans les Pyrénées-Orientales, et six fermetures de classes. Les vœux de la majorité des établissements ont été exaucés.

Les manifestations auront payé. Les parents d'élèves de plusieurs écoles du département se sont mobilisées depuis la rentrée contre des fermetures de classes ou pour réclamer des ouvertures. Leurs demandes ont pratiquement toutes été exaucées ce lundi par l'inspection académique. Une réunion avait lieu entre le directeur académique des Pyrénées-Orientales et les représentants syndicaux.

Ouverture de 12 classes et fermeture de six autres

Les ouvertures concernent les écoles de Passa, Le Soler, Saleilles, Saint-Nazaire, Canohès, Latour-Bas-Elne, Saint-Laurent-de-Cerdans, l'école Buffon à Cabestany, à Perpignan les écoles Vertefeuille et Roudayre, à Canet l'école Mermoz.

En revanche, des postes d'enseignants seront supprimées dans les écoles Romain Rolland, des Platanes et Léon Blum à Perpignan, à Millas et Villelongue de la Salanque

Ce n'est pas satisfaisant pour les syndicats

La dotation départementale est trop insuffisante, estime Gregory Raynal, le secrétaire départemental de la FSU:  "Certes il y a douze ouvertures de classe, qui vont effectivement soulager un certain nombre d'écoles, mais il y a un certain nombre de situations qui restent très problématiques et où les enseignants vont devoir travailler dans des classes surchargées, avec des élèves qui ne seront sans doute pas dans les meilleures conditions pour leurs apprentissages".

Des classes supprimées à Perpignan pour renforcer les zones rurales

Gregory Raynal, secrétaire du syndicat FSU des Pyrénées-Orientales

"Il y a plusieurs points du département qui posent problème, précise Gregory Raynal, on a des écoles comme Pollestre, comme Bages qui ont des effectifs moyens supérieurs à 27. Ce qui signifie qu'il y a des classes à 30 voire au-delà, donc c'est de notre point de vue, absolument, inconcevable. Et puis on a des écoles aussi rurales, on pense notamment à Sournia, qui demandait une ouverture de classe et qui n'a pas obtenu satisfaction".

Un paradoxe également soulevé par Gregory Raynal est que parmi les écoles qui perdent des classes, il y a des écoles sensibles : l'école des Platanes à Perpignan et celle Romain Rolland, classée REP +. Les syndicats vont faire part de ces problèmes au rectorat dans l'espoir que les choses puissent encore changer dans les quinze prochains jours.

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