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Les murs de l'ikastola de Bidart commencent à être trop petits

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Par , France Bleu Pays Basque

Les ikastolas ont ouvert leurs portes ce week-end mais sur rendez-vous en raison de la crise sanitaire. L'école Uhabia à Bidart espère obtenir un nouveau local d'ici la rentrée prochaine pour accueillir une partie des élèves. Ils sont à l'étroit dans le bâtiment actuel.

Les murs de l'Ikastola de Bidart commencent à être trop petits
Les murs de l'Ikastola de Bidart commencent à être trop petits © Radio France - Sonia Ghobri

Une opération "portes ouvertes" était organisée ce weekend dans les 32 ikastolas maternelles. Les familles intéressées ont été invitées à venir rencontrer les enseignants de ces écoles immersives en langue basque, mais uniquement sur rendez-vous, afin d'éviter les rassemblements en ces temps de crise du coronavirus. 

Après avoir visité tout l'établissement, Julien et sa compagne échangent avec la directrice, Kattalin Duhalde, sur les méthodes éducatives appliquées à Ikashtola. "L'apprentissage se fait uniquement en basque jusqu'en CP, puis le français est introduit à partir du CE1. Nous invitons les enfants à échanger en basque y compris dans la cour de récréation", explique-t-elle. 

"Le Pays basque, ce n'est pas que des paysages, c'est aussi une culture"

Toutefois, ce couple originaire de l'est de la France a déjà pris sa décision : leur fils sera scolarisé dans une ikastola. "Nous habitons au Pays Basque depuis deux ans et pour nous c'est une évidence. C'est important pour son intégration et le Pays Basque ce n'est pas que des paysages, c'est aussi une culture. C'est important de préserver la langue et on espère qu'il l'apprendra rapidement. Nous aussi par la même occasion". Ce père de famille appréhendait que son fils prenne du retard par rapport aux enfants dont les parents sont bascophones, et que le garçon rencontre des difficultés d'intégration. 

Mais Marcia, l'une des enseignantes le rassure. "Plusieurs enfants sont dans ce cas et ça se passe très bien. À l'inverse, certains parents s'inquiètent du niveau de français de leurs enfants. Je les rassure également : grâce au système immersif les enfants sont complètement bilingues en CM2. Puis Seaska (la fédération des iskastolas) a fait ses preuves aux examens notamment au bac. Les enfants ont un très bon niveau aussi en français." 

L'école est devenue trop petite 

Les iskastolas attirent de plus en plus. 81 enfants sont scolarisés à celle de Bidart "L'école est devenue trop petite mais je me vois mal refuser un enfant alors que la famille a fait le choix de l'iskatola. Nous devons, avec le bureau des parents d'élèves, Seaska, les élus, travailler ensemble pour trouver des solutions". Ainsi, cette année la cantine a été délocalisée pour en faire une salle de classe. Les élèves déjeunent à la cantine de l'école publique Jean Jaccachoury, qui se trouve à quelques minutes à pied. Un préfabriqué a été installé dans la cour de récréation afin que les enfants puissent faire leur sieste. Karine, trésorière du bureau des parents d'élèves reste optimiste : "Nous avons un espoir. Lors d'une assemblée générale, le maire de Bidart nous a promis un local à deux pas de l'ikastola. Nous pourrions y accueillir les élèves de primaire dans ce nouveau bâtiment et garder les maternelles ici"

Des difficultés financières liées à la crise du coronavirus 

Autre difficulté, qui concerne cette fois toutes les ikastolas. Ces écoles au statut associatif sont financées par les cotisations des parents d'élèves, par le forfait communal par enfant que versent les municipalités et grâce aux différentes animations organisées. Beaucoup d'événements, à l'instar du festival Herri Urrats, sont reportés ou annulés. Lise, membre du bureau des parents d'élèves n'a qu'un seul mot d'ordre : adaptation. "Nous avons pu maintenir quelques animations avec une jauge plus réduite. Nous avons réussi à organiser un cinéma en plein air l'été dernier, quelques pique-niques. Ensuite, nous nous sommes tournés vers des ventes : du fromage, des sacs, les parents se sont même mis à coudre". 

Toutefois, cela ne suffit pas à compenser les pertes liées à la crise sanitaire. "Dans le budget prévisionnel, nous prévoyons une année dans le négatif. Nous avons quelques économies pour passer cette année mais ensuite ce sera plus compliqué", s'inquiète Karine. 

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