Éducation

Les nouveautés de la rentrée dans l'académie de Besançon

Par Lila Lefebvre, France Bleu Besançon mercredi 31 août 2016 à 15:38

Rentrée scolaire (image d'illustration)
Rentrée scolaire (image d'illustration) © Maxppp -

Ce jeudi les 217 767, écoliers, collégiens et lycéens vont ressortir trousses et cahiers dans l'académie de Besançon. Et les grandes nouveautés de cette rentrée sont la réforme des collèges qui est appliquée, et le renforcement de la sécurité dans les établissements.

C'est parti pour la nouvelle année scolaire 2016-2017 ! En Franche-Comté plus de 200 000 élèves sont dans les starting-blocks,  pour les accueillir : 15 892 professeurs dans les 2 595 établissements de la région. Il y a du changement en cette rentrée : sécurité dans les établissements, réformes du collèges ou encore renforcement du nombre d'instituteurs en milieu rural. Petit aperçu de ce qui attend les élèves en cette rentrée.

Les conditions budgétaires de cette rentrée sont les meilleures que l'académie a connues depuis longtemps" - Jean-François Chanet, recteur d'académie

Il y aura moins d'élèves en maternelle et primaire, environ un millier en moins, et quelques centaines de lycéens de plus (baby-boom de l'an 2000 oblige), mais le nombre d'enseignants n'est pas revu à la baisse, ils sont près de 16 000 en cette rentrée sur l'ensemble de l'académie, et dix postes ont été créés, notamment pour renforcer le nombre d'enseignants en primaire. L'objectif c'est maintenir un bon taux d'encadrement des élèves, en moyenne il y a 23,5 élèves par classe en primaire et maternelle, c'est légèrement en dessous de la moyenne nationale. Tout ça grâce à une généreuse dotation pour l'académie :"Les conditions budgétaires de cette rentrée sont les meilleures que l'académie a connues depuis longtemps", affirme Jean-François Chanet, recteur de l'académie de Besançon.

Plus de maîtres que de classe en primaire

Ce dispositif permettant de doubler les maîtres dans les classes difficiles va être étendu des zones d'enseignements prioritaires aux établissements enclavés dans les zones rurales. Dans les écoles primaires de campagne, les doubles niveaux (CP-CE1 ou CM1-CM2) sont monnaie courante. Ce sont ces classes qui seront privilégiées pour recevoir un second enseignant à temps partiel qui pourra s'occuper d'un groupe en particulier. Grâce à la baisse des effectifs en primaire (environ 1500 élèvent en moins) et à la création de cinq nouveaux postes d'enseignants, 22 professeurs seront dédiés à ce dispositif.

La sécurité est la priorité absolue

La ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve l'ont martelé là semaine dernière en conférence de presse lors de leurs présentation des nouvelles mesures de sécurité dans les établissements. En premier lieu, la surveillance aux abords des établissements va être renforcée, les chefs d'établissements ont reçu toute une série de consignes : réguler les entrées et éviter l'intrusion de personnes extérieures. Pour les aider, les forces de polices ont mis en place des référents sécurité.

Les élèves devront également se conformer à de nouveaux exercices de sécurité spécifiques à la menace d'attentat. Les PPMS (Plan particulier de mise en sûreté) sont déjà appliqués dans les établissements depuis 2002, mais jusqu'ici ils visaient une réaction à une catastrophe naturelle ou à un accident provoquant des fuites de produits chimiques. Ils seront mis à jour pour répondre à la menace d'attentat.

Avant novembre, tous les établissements scolaires devront mettre en place un exercice de simulation d'attaque. Les règles sont simples : isoler les élèves dans différentes salles de l'établissement pour éviter qu'ils fassent du bruit, fermer les fenêtres les volets et repérer les sorties pour pouvoir évacuer le bâtiment.

Formation aux premiers secours

Cette année, 100% des élèves de troisième seront formés aux techniques de premier secours pour connaître les gestes qui sauvent en cas d'attaque. Idem pour les délégués de classe de tous les niveaux.

Réforme des collèges

Les cours dans les collèges vont également connaître des changements avec l'application de la réforme des enseignements. Les manuels vont donc changer et les élèves vont découvrir les fameux enseignements pratiques interdisciplinaires. Le principe : les professeurs de différentes matières s'accordent pour développer en même temps des sujets qui se rapprochent. Au collège Victor Hugo de Besançon, par exemple,  lorsque les élèves de sixième travailleront la période antique en histoire, ils reviendront sur les grands textes latins ou grecques en français, mais aussi pourront aussi découvrir quels instruments utilisaient nos lointains ancêtres en cours de musique.

La réforme permet également de dégager des cours en petits groupes pour développer un accompagnement plus personnalisé de l'élève.

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