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Éducation

Les parents d'élèves de l'école d'Eloie bloquent l'accès aux classes

mardi 15 mai 2018 à 18:07 Par Wassila Guittoune, France Bleu Belfort-Montbéliard

Les parents d'élèves d'Eloie sont mobilisés depuis lundi contre la fermeture d'une classe dans l'école où sont scolarisés leurs enfants. Cette fermeture de classe aura des conséquences pour les classes restantes : les enseignants devront s'occuper de classes avec 28 à 30 élèves, sur 3 niveaux.

Plusieurs parents d’élèves bloquent l'accès aux classes une matinée ou une après-midi par jour
Plusieurs parents d’élèves bloquent l'accès aux classes une matinée ou une après-midi par jour © Radio France - Wassilla Guittoune

Éloie, France

"Ah qu'est ce qu'on est serrés au fond de cette classe" : voici les paroles de la nouvelle chanson apprise par coeur par les élèves de l'école primaire de la commune d'Eloie, dans le Territoire de Belfort. Depuis lundi ils ne peuvent plus accéder à leurs salles de classe, et ce plusieurs heures par jour. Des parents d’éleves bloquent l'accès aux classes afin de dénoncer la suppression d'une classe de l'établissement à la rentrée scolaire 2018-2019.  La fermeture de la classe, annoncée par l'inspection d'Académie, aura en effet pour conséquence d'augmenter les effectifs des classes restantes. Les instituteurs devront enseigner à 28 élèves par classe, sur trois niveaux : CP-CE1-CE2, et CE2-CM1-CM2.  

Une décision injuste selon les parents d'élèves

"On est en train de brader l'éducation de nos enfants" s'inquiète Alain, père de Romane et Gabin, âgés de 4 et 7 ans, tous deux scolarisés à l'école primaire d'Eloie. Lui-même enseignant, il souligne que "c'est à cet âge là, à l'école primaire que les principes de raisonnement, de concentration et d'attention s’acquièrent. Si ces bases là ne sont pas solides à cet âge-là, nos enfants deviendront des collégiens en perdition". Tania, maman de Victor, dénonce elle les inégalités entre "les écoles de la ville et des campagnes. Sous prétexte que nous sommes dans un milieu rural, que nous sommes un village familial, qu'il n'y a pas de problèmes, on nous dépouille, au profit des villes. Cela nous semble injuste."

Une mobilisation illimitée?

Mélodie, maman de Mathis et Mélina, se dit prête à occuper l'établissement encore longtemps : "Je serai là et je tiendrai bon. C'est pour mes enfants. On se bat pour eux". Les parents d'élèves ont en effet demandé un rendez-vous avec la direction Académique, sans réponse. Sollicitée, la direction académique n'a pas souhaité répondre aux questions de France Bleu Belfort Montbéliard.