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Les parents d'élèves des Hauts de Massane manifestent contre l'insécurité des écoles

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Par , France Bleu Hérault

Après plusieurs actes de vandalisme visant les écoles des Hauts de Massane à Montpellier, les parents d'élèves ont organisé une manifestation. Mercredi 31 mars, une quinzaine de mamans ont "marché pacifiquement" avec leurs enfants dans le quartier.

Les parents d'élèves des Hauts de Massane manifestent contre l'insécurité des écoles
Les parents d'élèves des Hauts de Massane manifestent contre l'insécurité des écoles © Radio France - Valentin BERTRAND

La coupe est pleine pour les mamans d'élèves des Hauts de Massane à Montpellier. Depuis quelques années, elles constatent que les écoles du quartier sont régulièrement victimes d'actes de vandalisme. D'autres sont aussi le théâtre de faits divers. De quoi nourrir un sentiment d'insécurité, peu propice à l'épanouissement de leurs enfants.

Mercredi 30 mars, un cortège d'une quinzaine de mamans exaspérées a "marché pacifiquement" dans le quartier pour exprimer ce "ras-le-bol". Le cortège est parti de l'école élémentaire Marc-Bloch, un établissement qui avait essuyé en août dernier d'importantes dégradations de fenêtres et d'ordinateurs. Un scénario qui s'est reproduit fin février à l'école maternelle James-Joyce.

Pour Manuelle Delbecq, l'organisatrice de la marche, ces actes sont inadmissibles : "C'est vraiment des actes gratuits. Si les ordinateurs étaient volés au moins il y aurait une justification. Mais là ils, étaient juste cassés dans la cour de l'école. C'est inadmissible."

Manuella Delbecq : "C'est vraiment des actes gratuits"
Manuella Delbecq : "C'est vraiment des actes gratuits" © Radio France - Valentin BERTRAND

Pour elle, il est donc urgent d'agir pour protéger les écoles de ces dégradations : "On espère, avec cette marche, dire qu'on en a ras-le-bol. On ne doit pas s'attaquer à des enfants ou à leur école. C'est un lieu où il doivent être préservés, c'est même un sanctuaire. Et on espère que les jeunes qui font ça par insouciance comprendront que quand ils s'attaquent à une école, ils s'attaquent à l'école de leur petit frère, de leur petite sœur, de leur cousin."

Manuelle Delbecq, l'organisatrice de la marche

En tête de cortège, Naïma (qui n'a pas souhaité donner son nom) scande "écoles vandalisées, enfants en danger !". Pour cette maman de trois enfants, le sentiment d'insécurité se répercute sur leur scolarité :

"Mes enfants ont la peur au ventre d'aller à l'école."

Elle qui dit avoir "étudié à  l'école de la République" aimerait que les établissements scolaires des Hauts de Massane retrouvent la "paix et la sérénité". Un vœu qui s'est encore accru après l'intrusion, début mars, de deux jeunes dans l'école Galilée afin de récupérer un sac remplit de cannabis.

Pour Naïma, ce genre de comportements est la conséquence d'un manque de mixité : "Ça fait pitié de voir qu'on nous laisse entre nous. La dernière fois, mon fils m'a demandé : "Maman, est-ce que le prénom Pierre ça existe vraiment ?". J'en ai marre, je veux que mon fils découvre des Pierre, Jean, Paul. Comme tout le monde. Mais si on laisse une population entre elle, ça fait un ghetto, et c'est pas bon."

Naïma, maman d'un enfant scolarisé à l'école Marc Bloch

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