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Dossier : Coronavirus Covid-19

Les professeurs d'EPS en grève appelés à manifester pour la réouverture des gymnases

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Par , France Bleu

Des professeurs d'EPS ont manifesté mercredi partout en France, notamment à La Rochelle, Angoulême, Grenoble, Rouen ou Montpellier. Ces enseignants du sport n'acceptent pas la fermeture des gymnases, l'arrêt du sport en intérieur, depuis lundi au nom de la lutte contre la Covid-19.

Des professeurs d'EPS en grève, ici à Grenoble (Isère), mercredi 20 janvier 32021, devant le rectorat
Des professeurs d'EPS en grève, ici à Grenoble (Isère), mercredi 20 janvier 32021, devant le rectorat © Radio France - Louise Buyens

"Mépris", "incompréhension", "colère" : la décision du gouvernement de suspendre les activités sportives en intérieur dans le cadre scolaire ne passe pas auprès des professeurs d'EPS, qui dénoncent un choix "catastrophique" pour les élèves. "Je n'arrive toujours pas à comprendre cette décision. On fait clairement partie du non essentiel à l'école. Il y a un certain mépris qu'on ne comprend pas bien", a réagi Benoit Hubert le président du Snep-FSU, le syndicat majoritaire des professeurs d'EPS. Ces enseignants du sport étaient donc appelés à manifester "tous dehors" ce mercredi 20 janvier partout en France.

"Rendez-nous nos gymnases !"

"Rendez nous nos gymnases !" C'est le cri du cœur poussé ce mercredi après-midi par les professeurs d'EPS à l'initiative du syndicat SNEP-FSU. Des rassemblements étaient notamment organisés à La Rochelle et Angoulême. "Du jour au lendemain, on nous dit que c'est notre discipline qui est contaminante, plus que le reste" regrette Anne-Laure, abasourdie. Cette professeure d'EPS au collège Missy à La Rochelle est pourtant convaincue d'avoir fait ce qu'il faut contre le coronavirus : "dans un gymnase énorme, on était 28 à pratiquer. Sur certaines activités comme le tennis de table, les élèves pouvaient garder le masque. Il n'y a pas plus de risque, si on fait attention, si on respecte les distances, le gel hydroalcoolique."

Rassemblement de profs d'EPS devant la direction des services académiques de l'Education nationale à La Rochelle.
Rassemblement de profs d'EPS devant la direction des services académiques de l'Education nationale à La Rochelle. © Radio France - Julien Fleury

À l'appel du syndicat d'enseignants SNEP-FSU, une vingtaine de manifestants étaient venus à Grenoble mercredi, d'Isère mais aussi de Savoie et Haute-Savoie, sont venus réclamer la réouverture des gymnases et la possibilité de donner des cours de sport en intérieur par demi-groupes, "pour lutter efficacement contre les contaminations sans priver les élèves d’un enseignement qui est un temps de respiration dans ce contexte pesant et anxiogène et qui contribue à leur santé", écrit dans un communiqué Alexandre Majewski, enseignant au collège Jean Ferrat de Salaise-sur-Sanne (Isère) et délégué syndical SNEP-FSU. 

"On ressent de la frustration et de la colère" - Fabrice Mauberret, professeur d'EPS à Grenoble. 

Fabrice Mauberret, professeur d'EPS à la cité scolaire Stendhal à Grenoble, exprime sa colère.

"On a des gymnases de 1000 mètres carrés" explique Valérie Collangette, co-secrétaire du syndicat et professeur d'EPS dans un collège du Havre. "Si on met 15 élèves dans 1000 mètres carrés ils sont en sécurité. Et on sait organiser des pratiques pour maintenir cette sécurité."

Le sport contribue à la santé des élèves

Face à ce durcissement, d'autres mesures auraient pu être prises, estime le syndicat SNEP-FSU, comme la mise en place de demi-groupes. Surtout, à Montpellier, les professeurs manifestants retiennent aussi une mesure néfaste pour la santé des élèves. "Le bilan du confinement est très négatif : prise de poids, augmentation de la sédentarité, impact psychologique... Et la réponse du gouvernement, c'est de fermer les gymnases" s'emporte Claudie Vaufreydaz secrétaire départementale du SNEP-FSU 34.

"Dans l'académie de Montpellier encore, la météo est plutôt clémente : on peut parfois pratiquer dehors, mais pour beaucoup de nos collègues plus au nord, la pratique à l'extérieur est impossible."

Hugo Pontais, professeur d'EPS au lycée Marcelin-Berthelot à Pantin, en Seine-Saint-Denis. estime que la bonne pratique de l'EPS pour les élèves est un facteur d'équilibre et de santé mentale pour ses élèves. "Tout le monde peut le constater, chez lui, dans sa famille, parmi ses proches : c'est qu'il y a un besoin au niveau sanitaire de pratiques physique, notamment chez les jeunes, pour des questions de santé mentale"

"Une question sanitaire et de santé mentale" - Hugo Pontais, prof d'EPS à Pantin

Le sentiment d'être stigmatisés

Au-delà de devoir revoir leur programme en urgence, les professeurs d'EPS ont le sentiment que leur travail n'est pas essentiel. "Il y en a marre de ces adaptations. Nous avions des objectifs, des évaluations, etc. C'est comme si le ministère de l'Education nous disait ce n'est pas important, le temps que vous vous adaptez", déplore Denis Vergé, professeur d'EPS et secrétaire départemental du syndicat SNEP-FSU en Dordogne.

Selon les chiffres du ministère des sports, près de 2,7 millions d'élèves sont licenciés dans des fédérations sportives scolaires. Parmi elles, l'Union nationale du sport scolaire (UNSS), qui a perdu près de 40% de ses licenciés en 20202021, passant de 982.000 licences à 603.000.

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