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Les professeurs du lycée Franklin à Orléans dansent en tutus roses pour dénoncer le manque de moyens

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Par , France Bleu Orléans, France Bleu

Une trentaine de professeurs de ce lycée orléanais ont troqué leurs craies blanches pour des tutus roses à l'heure du déjeuner, lundi 3 février, pour dénoncer la suppression d'une classe de seconde, et le manque de moyens accordés. Objectif : être ridicules pour dénoncer "un projet ridicule".

Les professeurs tirent leur révérence à la fin de leur danse au Lycée Benjamin Franklin à Orléans
Les professeurs tirent leur révérence à la fin de leur danse au Lycée Benjamin Franklin à Orléans © Radio France - Alexandra Lagarde

Dans la cour de récréation, l'air du ballet Casse-Noisette résonne pendant la pause déjeuner. Mégaphone en main, l'une des professeurs mobilisés introduit les trente autres professeurs-danseurs : "Parce qu'en France on n'a pas peur du ridicule, on assure la réussite de tous les élèves dans des classes de trente-cinq, on assure le suivi de 2.000 élèves avec trois postes de CPE... Du coup, nous sommes heureux ou plutôt consternés de vous présenter le Croche-Noisette de Pietraszewski et Compagnie." 

Une trentaine de professeurs dansent dans la cour du lycée Benjamin Franklin à Orléans  - Radio France
Une trentaine de professeurs dansent dans la cour du lycée Benjamin Franklin à Orléans © Radio France - Alexandra Lagarde

On voulait traduire le ridicule du projet par une mise en scène de nous-mêmes ridicules. 

Quelques minutes après avoir dansé, Kévin Maugrin, professeur d'anglais explique leur action : "On s'est dit qu'il fallait qu'on soit visibles et puis surtout on voulait traduire le ridicule du projet par une mise en scène de nous-mêmes dans un ballet ridicule. La situation dans les classes est ubuesque aujourd'hui."

Suppression d'une classe en seconde et réduction des heures de cours

À l'origine de ce ballet, l'annonce par le rectorat de la suppression d'une classe de seconde à la rentrée prochaine et la réduction des heures hebdomadaires. Arthur Boissier, professeur de mathématiques, a fait le calcul et ce n'est pas à l'avantage des élèves. "Cette année nous accueillons 383 élèves en seconde répartis dans douze classe, l'an prochain le rectorat prévoit d'accueillir 381 élèves, soit deux de moins et de supprimer en même temps une classe. Résultat nos effectifs de classe vont grossir et passer de 32 élèves à 35..." 

Une colère ancienne 

Et pour les professeurs cette colère n'est pas nouvelle : il y a un an déjà, ils ont réclamé un poste de Conseil d'Education Principal (CPE) supplémentaire dans ce lycée de 2.000 élèves, mais aussi l'ouverture d'un poste de professeur documentaliste. Pour Emmanuel Bruneau, professeur de mathématiques et secrétaire départemental SNFO Lycée : "Il est temps que le ministère entende nos revendications, on attend des mesures concrètes du rectorat."

Rencontre avec le rectorat

Quelques heures après le ballet, le rectorat a reçu les professeurs en grève afin d'écouter leurs revendications. Selon les services du rectorat, qui étaient en déplacement à Paris ce lundi pour rencontrer le ministre de l'Éducation nationale : "Nous sommes à l'écoute et déciderons de la marche à suivre pendant les commissions prévues ces prochains jours."

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