Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation DOSSIER : Le plus de l'info de France Bleu Belfort Montbéliard

Les repas des cantines de Belfort seront préparés... à l'hôpital

lundi 4 septembre 2017 à 6:00 Par Emilie Pou, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu

C'est la grande nouveauté de cette rentrée 2017 : les repas des cantines des écoles de Belfort ne seront plus préparés par la cuisine centrale de la ville mais par la cuisine de l'hôpital de Trévenans. Au delà de cet exemple, ce qu'il y a dans les assiettes des enfants relève du choix politique.

Le choix des menus des enfants est un choix politique
Le choix des menus des enfants est un choix politique © Maxppp - Marc Demeure

Belfort, France

Si l'on connait assez bien ce qu'apprend notre enfant toute la journée avec ses professeurs ou instituteurs, on sait en revanche assez mal ce qu'il mange à la cantine, et comment sont élaborés les plats. En cette rentrée 2017, la ville de Belfort, elle, a choisi de confier les repas des écoles de sa ville (et ceux du CCAS), non plus à sa cuisine centrale, vieillissante, mais à la nouvelle cuisine de l'hôpital de Trévenans. "Je ne voulais pas investir 900 000 euros dans la rénovation de notre cuisine centrale" explique ainsi le maire de la ville Damien Meslot, " et il se trouve que la cuisine de l'hôpital de Trévenans, elle, ne tournait pas à plein. Nous aurons donc des repas de qualité sans investir de l'argent dans une nouvelle cuisine". 1 700 repas seront ainsi livrés chaque jour, dont 1 300 pour les enfants. "Je tiens à rassurer les parents: les enfants ne mangeront pas la même chose que les patients de l'hôpital. Il y aura des menus spéciaux pour eux".

95% de bio dans les cantines d'Audincourt

La ville d'Audincourt, elle, a fait le choix contraire: pas de prestataire. La commune a gardé sa régie publique et l'a même renforcée. En 2009, au moment de sa rénovation, 80 000 euros ont été investis. "On a engagé deux cuisiniers et fait le pari du bio et des circuits courts. Il y a 95% de bio dans nos menus des écoles primaires" explique Mélanie Daf, l'adjointe à l'éducation de la ville d'Audicourt. "C'est un choix politique, nous sommes une ville très engagée en matière de politique éducative, et finalement ça ne coûte pas si cher quand on prend des produits de saison de nos producteurs locaux".

"C'est un choix politique: la bonne nourriture, ça coûte cher"

"C'est un choix politique c'est vrai", confirme Céline Desteve. Cette documentariste a réalisé une enquête sur les cantines l'année dernière pour France 5: "Les casseroles de la restauration collective". "Si l'on veut vérifier quelle est la qualité du menu, il suffit de connaitre ce que coûte le prix d'un repas, le prix de la nourriture (hors salaires etc), à une mairie. "Entre 1 euro et 1 euro cinquante, on est dans le bas de gamme, mais c'est monnaie courante en France. Certaines mairies qui ne font que du bio, mettent eux entre 5 et 7 euros par repas. La bonne nourriture ça coûte cher". Ce coût "matière" n'a pas été communiqué par la ville de Belfort malgré nos demandes, il est de 2 euros 10 à Audincourt.

D'ici 2020, il devra y avoir 40% de produits locaux dans les menus

Reste que le bio et les circuits courts sont dans l'air du temps. Tout le monde s'y met, à Belfort on est à 20% de bio dans les menus, 30% à Montbéliard, où là c'est un prestataire privé. Au conseil départemental du Territoire de Belfort, qui gère les cantines des collèges, on a mis en place une plate forme dédiée aux circuit courts Agrilocal qui représente 10% des dépenses. Même chose pour le conseil régional de Bourgogne Franche Comté qui gère les cantines des lycées. Cela fait partie des engagements pris par la présidente Marie-Guite Dufay: augmenter la part des circuits courts pour promouvoir l'agriculture régionale. De toute façon, les collectivités locales n'auront bientôt plus le choix. D'ici 2020, il devra y a voir 40% de produits locaux et 20% de bio minimum dans les repas de nos enfants, l'amendement a été voté par l'assemblée nationale l'an dernier.