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Éducation

Les "stylos rouges" aussi veulent faire entendre leur colère en Dordogne

vendredi 11 janvier 2019 à 19:49 Par Stéphane Garcia, France Bleu Périgord

Une première assemblée générale des "stylos rouges" de l’académie de Dordogne, ces enseignants en colère réunis dans un groupe sur Facebook, se tient le samedi 12 janvier pour réfléchir et décider de plusieurs actions à mener.

Une première assemblée générale de "stylos rouges" est prévue le samedi 12 janvier à Périgueux.
Une première assemblée générale de "stylos rouges" est prévue le samedi 12 janvier à Périgueux. © Maxppp - Philippe Pauchet

Périgueux, France

FLes enseignants aussi sont en colère et veulent le faire savoir. Après #pasdevagues, un mouvement né l'automne dernier pour dénoncer le manque de soutien de leur hiérarchie face aux violences scolaires, et face à l’inefficacité des syndicats, voici les "stylos rouges". Un groupe Facebook recense aujourd'hui plus de 62.000 membres dans toute la France. Il en existe même un pour l'Académie de Bordeaux.

Structurer le mouvement

Ce samedi 12 janvier, les enseignants de Dordogne organisent une assemblée générale constituante, au pub Watson à Périgueux, à 15 heures. Une manière de se retrouver pour structurer le mouvement confirme Magalie, enseignante en élémentaire. "On va discuter, échanger sur les problèmes qu'on rencontre au quotidien : des classes surchargées, des moyens en baisse, des pression de notre hiérarchie, etc".

"Notre métier est mal connu, regrette Elodie, une autre enseignante. Chaque jour, on doit s'adapter à nos élèves, on est en perpétuel construction de nos outils. Derrière nos heures de cours, il y a un énorme travail de préparation."

Il s'agit donc de tenter d'autres actions que celles d’habitude proposées par les syndicats. Blocage de rectorat, rétention des notes des élèves, les idées fusent : "mettre des 20/20 sur toutes les copies, faire la grève des notes ou des opérations plus importantes qu'une simple grève... on verra en fonction de ce que veulent les personnes présentes".

Absence de considération, baisse du pouvoir d'achat, manque de moyens, classes surchargées... Les stylos rouges demandent clairement au ministre Jean-Michel Blanquer de revoir sa copie. Les revendications, listées dans un manifeste publié sur leur site internet, sont nombreuses.

Professeurs, mais aussi CPE, Atsem, futurs enseignants et infirmiers scolaires sont aussi appelés à rejoindre ce mouvement qui se revendique horizontal et non syndical. "Il y a un vrai ras-le-bol, souligne Cyril. Nos conditions de travail se dégradent à tous les niveaux", souligne Magalie.