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Les surveillants des collèges et lycées sont en grève cette semaine dans l'Hérault

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Par , France Bleu Hérault

Depuis le début de la semaine, des surveillants de collèges et lycées sont en grève. Ils réclament des CDI et davantage de moyens. Jeudi 25 mars, ils étaient une trentaine à manifester devant la préfecture de Montpellier.

Les surveillants des collèges et lycées de l'Hérault manifestent devant la préfecture à Montpellier
Les surveillants des collèges et lycées de l'Hérault manifestent devant la préfecture à Montpellier © Radio France - Valentin BERTRAND

Ils ne s'estiment pas entendus. Après des grèves en décembre et janvier, les surveillants des collèges et lycées remettent ça avec une semaine morte dans les vies scolaires. Objectif : démontrer leur importance dans les établissements et alerter sur leur statut précaire

Jeudi 25 mars, une trentaine d'assistants d'éducation (AED) manifestaient devant la préfecture de Montpellier. Parmi eux, Manon Lafaurie. Elle est AED depuis cinq ans au collège les Arbourys de Magalas, et n'envisage pas d'autre métier.

Elle devra pourtant s'y résoudre l'année prochaine, car la réforme de 2003 ne permet plus d'être surveillant à vie. Seulement six ans. Un crève-cœur pour cette Héraultaise de 33 ans : 

"Pour moi, c'est un métier à part entière et j'aime ce que je fais et je n'ai pas envie de faire autre chose. Travailler avec des enfants, c'est une vocation, car les gamins, on les aime ou on ne les aime pas. Je ne lâcherai pas parce que je veux mon CDI."

Manon Lafaurie : "Je ne lâcherai pas parce que je veux mon CDI"
Manon Lafaurie : "Je ne lâcherai pas parce que je veux mon CDI" © Radio France - Valentin BERTRAND

Pour elle, ce statut précaire s'explique avant tout par une méconnaissance de son  travail par les autorités : 

"On n'est pas des pions, on est des éducateurs. Les gamins viennent nous confier des choses parfois gravissimes. On a des fois dû faire des signalements pour des attouchements. Si on n'était pas là ce jour-là, peut-être que ce gamin n'aurait pas ouvert son cœur. Et peut-être qu'il serait encore dans une famille qui le détruirait."

Manon Lafaurie : "Je ne lâcherai pas parce que je veux mon CDI"

D'où la nécessité, selon elle, d'avoir des AED professionnels. Constat partagé par Gaëtan Paulus (34 ans), surveillant au lycée Jules Guesde à Montpellier : 

"C'est vraiment un métier où il y a plusieurs facettes. Il y a deux ans, un élève a reçu un coup de couteau dans la jambe. C'est moi qui suis intervenu. Pourtant, je n'ai pas le salaire d'un agent de sécurité. Qu'est-ce que j'ai eu ? Un petit mort de mon chef d'établissement pour me dire 'merci'."

Gaëtan Paulus : "C'est vraiment un métier où il y a plusieurs facettes"
Gaëtan Paulus : "C'est vraiment un métier où il y a plusieurs facettes" © Radio France - Valentin BERTRAND

Il raconte aussi avoir été victime de son statut précaire :  

"Avec les CDD renouvelables, les chefs d'établissement ont tous les pouvoirs. Je l'ai vécu personnellement quand j'ai eu des problèmes avec une CPE. J'étais tout le temps debout au portail, j'avais non-stop des crampes, ce n'était pas possible. Je suis allé dans le bureau du proviseur et ses premiers mots ont été 'Et bien l'année prochaine, on ne va pas renouveler ton contrat'."

Gaëtan Paulus : "Avec les CDD renouvelables, les chefs d'établissement ont tous les pouvoirs"

Une situation difficile à encaisser. La situation sanitaire n'y a rien arrangé. "On est obligé de faire les gendarmes en permanence pour faire respecter le port du masque... c'est fatiguant", relate Gaëtan Paulus.

D'autres AED réclament également une meilleure rémunération pour les établissements situés en zone d'éducation prioritaire.

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