Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Les surveillants scolaires en grève en pays de Savoie : "On nous prend pour des pions !"

-
Par , France Bleu Pays de Savoie

En grève, les assistants d'éducation (les surveillants scolaires) des pays de Savoie dénoncent leur ultra-précarité. Ils étaient une quarantaine devant le palais de justice de Chambéry.

Rassemblement devant le palais de justice de Chambéry
Rassemblement devant le palais de justice de Chambéry © Radio France - Christophe Van Veen

Ils sont 80.000 en France : les assistants d'éducation (AED), autrement dit les surveillants, ceux qu'on appelaient les pions. "La situation est simple à comprendre", résume Julie qui travaille dans un lycée chambérien, "on est payés au SMIC avec un CDD d'un an, renouvelable six ans. Après on est jetés dehors. Il faut entendre la précarité. Essayez de trouver un logement en présentant des tels contrats !" Le mouvement est parti de l'Hérault. Il touche toute la France et la plupart des établissements des pays de Savoie. Les grévistes de ce mardi réclament un CDI, et d'être requalifiés en "éducateurs scolaires".

Julie au porte-voix
Julie au porte-voix © Radio France - Christophe Van Veen

Pas des surveillants qui glandent

Marion est venue de Rumilly (Haute-Savoie) avec ses collègues rejoindre le rassemblement de Chambéry ce mardi après-midi devant le palais de justice. "Il faut arrêter de voir "le pion qui glande entre deux cafés et qui crie très fort." Moi, c'est ma sixième et dernière année. Et je suis triste. Je serai éjectée à la fin de l'année, je n'ai pas le droit de continuer, alors que je connais les élèves et l'établissement, et que j'aime mon métier. Mes six ans, ils ne sont reconnus nulle part ! Or, je suis la maman, l'infirmière, la confidente, celle qui parle d'orientation, de la vie, du civisme, de tout avec des élèves. Nous sommes un rouage essentiel des établissements." 

Marion avec ses collègues du collège de Rumilly
Marion avec ses collègues du collège de Rumilly © Radio France - Christophe Van Veen

Amandine entame sa deuxième année aux Echelles en Chartreuse. "Le ministère parle de "mission". C'est sa façon de nier que nous exerçons un vrai métier. Nous sommes le personnel invisible. On se bat pour être reconnus." Vers 16h30, une délégation est reçue par le directeur d'académie à Chambéry. 

Amandine
Amandine © Radio France - Christophe Van Veen
C'est écrit !
C'est écrit ! © Radio France - Christophe Van Veen
Les manifestants ont "habillé" le parvis du palais de justice de Chambéry
Les manifestants ont "habillé" le parvis du palais de justice de Chambéry © Radio France - Christophe Van Veen
Choix de la station

À venir dansDanssecondess