Éducation

Les universités débordent d’étudiants à Bordeaux

Par Clément Carpentier, France Bleu Gironde jeudi 24 septembre 2015 à 6:00

En plein cours d’économie, toutes les places de l’amphithéâtre sont occupées
En plein cours d’économie, toutes les places de l’amphithéâtre sont occupées - Mélanie Delaunay

Les amphithéâtres sont pleins à craquer depuis le début de l'année scolaire. A Bordeaux, les universités n'arrivent pas à accueillir tout le monde et cela joue sur le taux de réussite en première année.

Les années se suivent et se ressemblent à l'université. A la rentrée 2015, les universités ont inscrit 65.000 étudiants en plus dans toute la France. Mais voilà : le principal problème reste le manque de moyens pour accueillir dans de bonnes conditions ces milliers d’étudiants.

On est 1000 étudiants dans l’amphithéâtre.

— Daphnée

"On ne sait pas où s'asseoir"

Daphnée est étudiante en droit à l’université de Bordeaux. En faisant sa rentrée la semaine dernière, elle a été choquée du nombre d’étudiants sur les bancs de l’amphithéâtre.

Il faut arriver 30 minutes avant le début du cours pour essayer d’avoir une place et dans ces conditions c’est difficile de réussir.

— Daphnée

Pour les plus chanceux qui ont trouvé une place, il faut encore réussir à entendre le professeur.

Trop d’étudiants, plus de moyens… Un jour il y aura une situation explosive.

— Jean-Paul Jourdan, président de l’université Bordeaux-Montaigne

Jean-Paul Jourdan est président de l’université Bordeaux-Montaigne, anciennement Bordeaux 3. En toute connaissance de cause, il reconnaît qu’il existe aujourd’hui un véritable problème d’accueil des étudiants. "Notre devoir est d’accueillir tous les étudiants qui le souhaitent. Le problème est simple : on manque d’argent. On ne peut pas augmenter le nombre de professeurs, de salles… Aujourd’hui, il manque 300 millions d’euros de budget pour toutes les universités en France", ajoute le président.

"Cela joue sur le taux de réussite"

Et le véritable défi aujourd'hui est d'éviter l'échec à l'université. Rien qu'à Bordeaux Montaigne par exemple, 30 % des étudiants ne passeront pas en deuxième année.