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Éducation

Loire : l'internat d'excellence au collège, l'autre manière de relancer une scolarité

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La Loire accueille les trois seuls internats d'excellence de l'académie de Lyon. Des lieux pour permettre aux enfants motivés de recoller les wagons et d'ouvrir leurs perspectives. Reportage au collège Falabrègue à Saint-Bonnet-le-Château.

Le collège Falabrègue, l'un des 3 à proposer un internatd'excellence dans la Loire.
Le collège Falabrègue, l'un des 3 à proposer un internatd'excellence dans la Loire. © Radio France - DV

Saint-Bonnet-le-Château, France

La rentrée est pour beaucoup d'enfants et de parents source de stress. Certains en rajoutent une dose en découvrant à l'occasion de ce début de semaine une nouvelle manière de vivre leur année scolaire : à l'internat, du lundi matin au vendredi soir dans leur établissement, loin de papa et maman.

Une formule que le gouvernement va chercher à développer d'ici 2022 avec la création d'une centaine d'internats d'excellence. Des collèges et des lycées qui accueillent donc 24 heures sur 24 des élèves aux origines et aux parcours modestes mais surtout des enfants motivés, prêts à faire des efforts pour améliorer leur condition. Dans l'académie de Lyon, trois collèges proposent ce type d'internet, les trois sont dans la Loire : à Panissières, à Montbrison et à Saint-Bonnet-le-Château. Cela n'est pas anodin pour Martine Petit, inspectrice d'académie et directrice adjointe des services de l'Éducation nationale dans la Loire : "ces internats s'adressent aux enfants avec le projet qu'ils sortent enrichis. C'est une réponse à l'égalité des chances, à la réussite de tous et la Loire est très attachée à cette dimension, quels que soient les domaines. Faire réussir les plus vulnérables".

"Je prends quel côté ?"

Reportage auprès de Leni

Ce lundi soir, les 13 élèves de l'internat de Saint-Bonnet-le-Château se sont donc installés dans leur chambre avant de passer leur première nuit. Parmi eux, Leni, 14 ans, et une rentrée en 3e. Un grand sourire aux lèvres pour ce garçon à qui il faut un cadre selon son papa. Comme les autres, valises à la main et couette sous les bras, il est entré pour la première fois dans les appartements en tant qu'interne. Une chambre qu'il va partager avec Angel qui, lui, était déjà là l'an dernier. Ses parents, Frédéric et Sophie, l'ont laissé, rassurés : "on sait qu'il est bien, qu'il est content de venir. C'est important. Il y a une belle pièce pour deux personnes, en ayant un meuble qui permet de séparer et de conserver un minimum d'intimité". Pour Leni c'est tout de même un peu l'aventure, une aventure collective, c'est ce qui lui plait, "le partage". 

Leni devant son lit, dans sa partie de la chambre qu'il va occuper une année. - Radio France
Leni devant son lit, dans sa partie de la chambre qu'il va occuper une année. © Radio France - DV

"J'ai le sourire pour aller à l'école"

Pour certains comme Ilan, c'est la 2e année. Il entre en 4e. Chaque lundi matin, depuis l'Isère, ses parents l'emmènent à la gare Châteaucreux où l'attend un bus qui l'amène à Saint-Bonnet-le-Château. Une organisation et des sacrifices que ne regrette pas sa maman Louisa. "Le démarrage avait été compliqué", explique-t-elle. "Cela s'est bien terminé. Il est content de repartir cette année avec l'équipe encadrante qui est vraiment formidable. C'est un gros soulagement". Pour Ilan, c'est une chance de pouvoir vivre dans cet internat car "plein d'enfants ne peuvent pas y venir. Moi j'ai une place et j'ai le sourire pour aller à l'école".

Ilan et sa maman Louisa

Claire Berger est la principale du collège. 570 élèves dont 13 qui vont donc vivre à l'internat. Un dispositif ouvert à partir de la classe de 5e et qui permet aux élèves à travers des partenariats et des projets d'ouvrir leur perspectives : "On va essayer de continuer à développer des actions comme mettre en place un partenariat avec les entreprises du territoire pour permettre aux internes de découvrir différents métiers sur les temps qu'ils ont le mercredi après-midi. C'est une chance. Cela n'a de sens d'être interne dans un collège que si on repart plus fort, plus construit que quand on est arrivé et il n'y a pas meilleure recette pour le vivre ensemble que de vivre dans un internat".

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