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Éducation

Lycées surchargés en Sarthe : "Nous n'accepterons pas de classes à plus de 35 élèves", affirme le SNES

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Par , France Bleu Maine

Le principal syndicat d'enseignants du second degré réclame davantage de moyens pour dédoubler partiellement les classes - notamment en section STMG - qui sont surchargées. Au moins deux lycées sont concernés en Sarthe alors qu'une quinzaine d'élèves est toujours sans affectation.

En Sarthe une quizaine de lycéens restent sans affectation (photo d'illustration)
En Sarthe une quizaine de lycéens restent sans affectation (photo d'illustration) © Maxppp - Photo PQR / La Provence / Valérie Vrel

Sarthe, France

Dix jours après la rentrée scolaire, plusieurs classes de lycée sont pleines à craquer en Sarthe. Les effectifs sont généralement d'une trentaine d'élèves en moyenne. Mais dans plusieurs établissements, le cap très symbolique des 35 élèves est atteint ou dépassé. C'est le cas, par exemple, au lycée André Malraux d'Allonnes, près du Mans, où une solution a finalement été trouvée ce mardi pour dédoubler certains cours d'une classe de terminale de la section STMG comptant 36 élèves. Mais d'autres établissements connaissent toujours un "sureffectif", d'après le SNES, le principal syndicat d'enseignants du second degré qui cite le lycée Yourcenar au Mans (terminale STMG), le lycée Touchard au Mans, où "une classe de terminale STMG pourrait passer à 36". Le syndicat évoque aussi des "inquiétudes à La Ferté-Bernard".   

La section STMG sous tension 

En Sarthe, la section STMG (Sciences et Technologies du Management et de la Gestion) est particulièrement touchée par des classes surchargées en terminale. Le SNES dénonce un "manque d'anticipation de la part de l'Inspection d'Académie". Son responsable en Sarthe avance une explication : "la réforme du bac général a pu faire croire aux autorités que beaucoup d'élèves allaient rester dans le cursus général à l'issue de la seconde. Celles-ci ont vraisemblablement sous-estimé les flux d'élèves en direction des filières technologiques". Laurent Blancs rappelle également "qu'une demie-division de STMG (une quinzaine d'heures, ndlr) a été supprimée au lycée Sud du Mans". Or, argumente-t-il, "c'est cette demie-division qui manque aujourd'hui". Le responsable syndical dénonce une "logique comptable, ignorant la réalité".   

La crainte d'un précédent  

Le SNES redoute que la situation se dégrade durablement. "Traditionnellement, en Sarthe, lorsque le seuil des 35 élèves était franchi, l'Académie accordait des moyens supplémentaires aux établissements pour ouvrir au moins une demie-division", explique Laurent Blancs. "Force est de constater que, cette année, ce n'est pas le cas. On nous demande à moyen constant d'accueillir 36 élèves". Le responsable syndical considère qu'il y a là "un changement politique pour des raisons budgétaires". Il se dit particulièrement vigilant pour l'avenir : "si un précédent est créé, nous craignons que les autorités académiques s'y engouffrent et finissent par nous dire que c'est possible. Nous le refusons. C'est un casus belli. Nous n'acceptons pas des classes à 36 élèves!" Laurent Blancs relève ce qu'il nomme "un paradoxe" :  "le ministre se félicite des dédoublements de classes, il explique que c'est très bien d'avoir de petits groupes. Pourquoi ce qui est valable en primaire ne le serait pas dans le secondaire?"

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