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Malgré la crise sanitaire, les écoles d'infirmiers sarthoises sont toujours aussi plébiscitées sur Parcoursup

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Par , France Bleu Maine

Les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) de la Sarthe font cette année encore carton plein. C'est l'une des formations les plus demandées sur la plateforme d'orientation Parcoursup. Malgré la crise, beaucoup de jeunes sarthois souhaitent devenir infirmiers ou infirmières.

L'IFSI de La Flèche (Sarthe) a enregistré cette année encore de nombreuses inscriptions sur Parcoursup - Photo d'illustration
L'IFSI de La Flèche (Sarthe) a enregistré cette année encore de nombreuses inscriptions sur Parcoursup - Photo d'illustration © Radio France - Laurine Benjebria

Vos adolescents seront plus stressés qu'à l'habitude ce jeudi 27 mai au petit-déjeuner et pour cause c'est ce jour-là que la plateforme d'orientation Parcoursup rendra son verdict. Les futurs bacheliers découvriront leurs premières admissions. Comme chaque année depuis qu'ils ne recrutent plus les futurs bacheliers sur concours (en 2019), les Instituts de formation en soins infirmiers sont la formation la plus populaire sur Parcoursup, demandés par près d'un élève de Terminale sur dix. Dans la Mayenne et la Sarthe, 3.274 élèves ont demandé à rejoindre ces IFSI, contre 3.669 l'an dernier. Cette baisse n'est pas importante, selon la directrice de l'IFSI de La Flèche (Sarthe), Florence Collet. La profession, et les formations, restent très attractives, et ce malgré la crise sanitaire. Au total, 297 places de première année sont ouvertes pour septembre 2021 dans les quatre IFSI de la Sarthe.

Cette année encore l'IFSI de la Flèche a ainsi reçu énormément de candidatures : 1.847 personnes ont effectué un vœu d'admission sur Parcoursup, pour 54 places. Si "l'engouement pour le métier d'infirmier a toujours existé", selon Florence Collet, "la crise sanitaire a peut-être mis en avant une communication spécifique sur les besoins des soignants". Les soignants ont été très médiatisés durant cette crise sanitaire, qualifiés de héros de la nation par les différents responsables politiques. Cette médiatisation a "peut-être suscité des vocations" même. Certains jeunes ont découvert un métier, une passion et des valeurs : "On a montré des soignants très motivés, qui sont parfois restés dans leur Ehpad pendant la première vague pour protéger les résidents", explique la directrice de l'IFSI de La Flèche.

Des messages d'encouragement sont dessinés au sein de l'IFSI de La Flèche (Sarthe)
Des messages d'encouragement sont dessinés au sein de l'IFSI de La Flèche (Sarthe) © Radio France - Laurine Benjebria

La crise sanitaire a également renforcé des vocations qui existaient déjà. C'est le cas de Maëva, étudiante en première année d'étude à l'IFSI de La Flèche. Elle a toujours voulu "travailler dans le médical". "J'ai toujours voulu aider les personnes, plus petite je voulais devenir chirurgienne", se souvient cette Sarthoise. Finalement, lorsqu'elle rentre au lycée, elle décide de s'orienter vers le métier d'infirmière afin de rentrer très rapidement dans le côté concret, pratique, de la santé. Maëva ne s'imaginait pas découvrir le métier en pleine épidémie, à tout juste 18 ans. Lors d'un de ces stages cette année, elle a été plongée au cœur de l'urgence sanitaire : "J'étais dans un cluster covid, il y avait beaucoup d'habillages à faire, beaucoup de précaution à prendre mais ça s'est bien passé", indique-t-elle.

Un stage qui l'a profondément marquée puisqu'elle est déterminée à continuer dans cette voie. "Cela a renforcé ma vocation, parce que je me suis dit qu'encore plus, en pleine crise, les soignants sont très importants et aident les gens", salue l'étudiante sarthoise. Une détermination partagée par Jérémy, étudiante en deuxième année. Cet ancien aide-soignant de 33 ans connaissait déjà la complexité du métier. Mais lorsqu'il a été réquisitionné dans un Ehpad lors de la deuxième vague, il a été brutalement confronté aux difficultés exarcerbées du personnel. "Il y avait beaucoup d'effectifs en moins à cause du covid, les équipes étaient fatiguées, c'était tendu", se rémémore-t-il. S'il est sorti exténué de ces stages et réquisitions, Jérémy en tire aujourd'hui quelques points positifs : "On a réussi à s'adapter à pas mal de choses, et ça pourra nous servir plus tard, si l'on est encore confronté à des situations difficiles", ajoute-t-il.

Ces étudiants appelés en renfort pendant la crise ont pu être suivis par la direction, consciente des situations parfois dramatiques qu'ils pouvaient rencontrer. "Ils ont beaucoup appris, ils ont grandi vite", précise Florence Collet. Il faut dire qu'ils ont vu de près le manque de personnel, des hôpitaux surchargés, des soignants débordés. Autant d'arguments qui auraient pu en dissuader plus d'un, mais à l'IFSI de La Flèche "on a eu aucun échec, aucun décrochage en rapport avec la crise". Selon sa directrice, la médiatisation "a peut-être suscité des vocations, parce que là on a vraiment vu le soignant dans son activité réelle".

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