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Malgré les aménagements du bac, des lycéens se mobilisent dans les deux Charentes

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Par , France Bleu La Rochelle

Le Lisa d'Angoulême avait lancé la mobilisation contre le maintien d'épreuves physiques du bac. Rejoint ce jeudi par Chasseneuil et Barbezieux. En Charente-Maritime c'est le lycée Dautet de La Rochelle qui s'est mobilisé. Malgré les assouplissements promis par Jean-Michel Blanquer.

Des poubelles placées devant l'entrée, des affiches arrachées par la police, et des slogans scandés toute la matinée : "faisons plier Blanquer, lycée déter" comme déterminé dans la langue des lycéens.
Des poubelles placées devant l'entrée, des affiches arrachées par la police, et des slogans scandés toute la matinée : "faisons plier Blanquer, lycée déter" comme déterminé dans la langue des lycéens. © Radio France - Julien Fleury

Les aménagements du bac promis mercredi soir par le ministre de l'Education nationale n'ont pas vraiment calmé la colère des lycéens. En Charente et Charente-Maritime, c'est même le contraire. Après le Lisa, le lycée de l'image et du son d'Angoulême, mobilisé depuis lundi, ce sont des lycéens de Barbezieux (lycée Elie-Vinet de Barbezieux) et de Chasseneuil (lycée professionnel Pierre-André Chabanne) qui sont entrés à leur tour dans la fronde contre le maintien d'épreuves du bac en "présentiel" malgré la crise sanitaire. Mobilisation également à La Rochelle, devant le lycée Dautet, le seul touché par le mouvement en Charente-Maritime.

Après une nouvelle année bouleversée par le Covid, beaucoup d'élèves de première et terminale réclament la suppression des épreuves en présentiel, au profit du contrôle continu. Et l'abandon notamment du grand oral. Mais pas question pour Jean-Michel Blanquer de sacrifier ce grand oral. Le ministre autorise en revanche les élèves à s'y présenter avec une lettre de leur prof indiquant les thèmes qui n'ont pas pu être abordés. Aménagements également pour la philo et le bac français.

"Faisons plier Blanquer !"

Plusieurs dizaines de lycéens ont donc crié des slogans toute la matinée devant le lycée Dautet de La Rochelle. Un barrage filtrant a également été organisé : quelques bacs à poubelles devant l'entrée qui n'empêchent pas vraiment les élèves de passer. Et comme les affiches ont été arrachées par la police, il reste les chants : "faisons plier Blanquer, lycée déter"... "déter" comme "déterminés" à l'image de Louna, en terminale, l'une des organisatrices : "une manifestation, déjà, c'est un droit. Mais nous, on le percevait plus comme un devoir !"

Des lycéens d'autres établissements rochelais ont convergé vers les grilles du lycée Dautet, seul établissement mobilisé en Charente-Maritime contre le maintien d'épreuves du bac en "présentiel".
Des lycéens d'autres établissements rochelais ont convergé vers les grilles du lycée Dautet, seul établissement mobilisé en Charente-Maritime contre le maintien d'épreuves du bac en "présentiel". © Radio France - Julien Fleury

Louna a bien entendu les aménagements promis par le ministre la veille, comme cette possibilité de choisir la note de contrôle continu pour l'épreuve de philo. Insuffisant pour cette lycéenne : "il y a la nouveauté du grand oral, ils veulent absolument le maintenir pour laisser leur empreinte. Mais on n'a pas été préparé, je ne sais vraiment pas en quoi consiste ce grand oral. On nous demande d'évoquer un projet d'orientation, mais moi personnellement j'en suis incapable."

"Le grand oral, ce n'est pas une montagne"

Cette angoisse du grand oral revient souvent dans la bouche des élèves. Présent juste derrière les grilles, le proviseur Bertrand Elise tente de relativiser : "on va d'abord juger une capacité à s'exprimer. C'est un moment de rencontre entre des évaluateurs et un jeune, c'est un moment où on lui demande de tracer un parcours futur, et il ne faut surtout pas s'en faire la montagne que certains ont voulu en faire."

Mais cette colère des lycéens, c'est aussi celle d'une année pourrie par le Covid, comme le résume un élève de terminale : "beaucoup de profs ne savent pas gérer l'informatique. J'ai eu un seul cours en visio sur toute l'année, alors que j'ai passé la moitié de mon année à la maison. Et pour s'organiser seul c'est vraiment compliqué. Il y a en a pour qui c'est plus facile, parce que leur famille peut les aider. Mais c'est une très grande inégalité !"

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