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Éducation

Dijon : les accompagnants d'élèves en situation de handicap se mobilisent pour leurs conditions de travail

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Par , France Bleu Bourgogne

Les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) se sont mobilisés à Dijon ce mercredi pour demander une amélioration de leurs conditions de travail. Ils ont aussi exprimé leurs craintes vis-à-vis des mesures les concernant dans la loi Blanquer.

Les syndicats enseignants côte-d'oriens se mobilisent pour soutenir leurs collègues.
Les syndicats enseignants côte-d'oriens se mobilisent pour soutenir leurs collègues. © Radio France - Mélanie Kuszelewicz

Dijon, France

Précarité, incertitude, statut. Les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) tirent la sonnette d'alarme. Ils se sont mobilisés ce mercredi à Dijon pour dénoncer des conditions de travail difficiles avec le soutien des syndicats enseignants. Ils craignent notamment une dégradation de celles-ci avec la loi Blanquer, dite de l'école de la "confiance". Le projet de loi a été examiné en première lecture au Sénat ce 15 mai. 

Manque de moyens et de personnels

Le métier d'AESH n'attire pas. En Côte d'Or, près de 1000 élèves sont en situation de handicap dans les écoles pour 850 accompagnants. "Tous les ans, une cinquantaine d'enfants ne peut pas bénéficier de l'accompagnement d'AESH en raison du manque de personnel" explique Gilles Herbin, responsable FO Côte-d'Or de l'Education nationale. 

Kim* accompagne des enfants en situation de handicap depuis sept ans en Côte-d'Or. Elle estime que les 60 heures de formation qu'elle a reçu quand elle a commencé, ne sont pas suffisantes. "On s'occupe d'enfants handicapés de plus en plus lourds. On arrive plus à gérer. Que ce soit du diabète de type 1, trouble du comportement ou autisme, on a aucune formation" déclare-t-elle. Kim travaille environ 23 heures par semaine et gagne 614 euros par mois. Aujourd'hui, les AESH soutenus par les syndicats enseignants réclament notamment une augmentation de leurs salaires et une reconnaissance de leur statut. Actuellement, les accompagnants bénéficient d’un contrat de droit public. "Il faut que ces personnels aient un véritable statut de fonctionnaires" soutient Françoise Lyon, cosecrétaire FSU 21.

Regroupement en pôles 

La Loi Blanquer prévoit notamment la création de pôles inclusifs d'accompagnement localisé (PIAL). Les AESH seraient ainsi regroupés dans des bassins scolaires (écoles, collèges, lycées). "Par exemple on serait amené à travailler cinq heures avec un élève, puis à se déplacer pour aller accompagner un autre élève dans un lycée, pas forcément dans le même canton. C'est de pire en pire" affirme Kim. 

* Le prénom a été modifié