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Masque obligatoire dans les collèges et lycées en Île-de-France : "Ça va ajouter des tensions, c'est évident"

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Ce mardi 1er septembre, jour de rentrée scolaire, le port du masque devient obligatoire dans les lycées et collèges, pour les enseignants et les élèves, afin d'éviter une propagation du Covid-19. Une mesure qui suscite beaucoup d'interrogations et d'inquiétudes chez certains professeurs.

Masques obligatoires dans les collèges et lycées à partir du 1er septembre 2020.
Masques obligatoires dans les collèges et lycées à partir du 1er septembre 2020. © Maxppp - Maxppp

C'est la mesure phare du nouveau protocole sanitaire, dévoilé par le ministère de l'Éducation nationale, pour cette rentrée scolaire. À partir du 1er septembre 2020, le masque de protection sera obligatoire pour les enseignants et les élèves dans les collèges et lycées, y compris en classe, afin de lutter contre la propagation du Covid-19. Une mesure qui fait débat et qui suscite beaucoup d'inquiétude chez certains enseignants.

Des questions, pas de réponse

Que faire si un élève refuse de porter le masque en classe ou le retire en plein cours ? Ce lundi 31 août, jour de pré-rentrée pour les enseignants, aucun d'entre eux n'a reçu une réponse claire à cette question. "Ça va ajouter des tensions, évidemment", assure pourtant Matthias Hurni, professeur de mathématiques au lycée de la cité scolaire Jean Renoir à Bondy (Seine-Saint-Denis) et représentant du SNES. Le site, qui regroupe un collège et un lycée, accueille 1.600 élèves au total. 

Si Matthias Hurni est confiant pour les premiers jours, il craint un relâchement au fil des semaines : "Je pense que l'immense majorité des élèves auront le masque le jour de la rentrée mais le problème va se poser dans les semaines qui viennent, avec des élèves qui l'enlèvent petit à petit, dans la cour, puis en classe..." Pour ce professeur, le problème va d'ailleurs se poser au-delà du port du masque. "Il y a tous les gestes barrières :  éviter qu'ils se croisent trop dans les couloirs ou qu'ils soient trop entassés dans les salles, et ici les salles sont trop petites parce que d'année en année on nous rajoute des classes, on a de plus en plus d'élèves"

Faire comprendre la mesure

Or, pas question de faire la police : "Ce n'est pas mon métier et puis je n'ai pas envie de leur apprendre qu'on va leur taper dessus jusqu'à ce qu'ils respectent les gestes barrières alors que le ministère lui même ne respecte pas en réalité les mesures élémentaires qu'il faudrait pour lutter contre le Covid". Matthias Hurni affirme ne pas avoir reçu, ce lundi, les masques censés être mis à disposition par l'Éducation nationale pour les enseignants.

Pour Célia Justin, membre du SNES qui enseigne les lettres classiques au collège, il faut aussi savoir interpréter le geste d'un élève qui refuserait fermement de porter un masque le jour de la rentrée. "Il veut peut-être dire qu'il ne comprend pas cette règle. Il n'est pas dans l'opposition au masque mais dans une opposition face à une institution dans laquelle il ne trouve pas sa place, c'est une question sur laquelle il faut réfléchir aussi."

Masque obligatoire dans les lycées et collèges : "Ça va ajouter des tensions, c'est évident"

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