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Moins d'élèves dans les collèges de l'Eure à partir de 2022, mais "pas de fermetures prévues"

Le conseil départemental de l'Eure et l'INSEE publient une étude prospective commune sur l'évolution du nombre de collégiens dans le département. Après une hausse jusqu'en 2022, l'Eure pourrait perdre plus de 3.000 collégiens en sept ans.

Le collège de Gravigny, un des 55 collèges publics du département de l'Eure (photo d'illustration)
Le collège de Gravigny, un des 55 collèges publics du département de l'Eure (photo d'illustration) © Radio France - Laurent Philippot

Il y a actuellement 36.400 collégiens dans le département de l'Eure, scolarisés dans 55 collèges publics et 11 collèges privés sous contrat et si ce nombre est en progression de 1.000 élèves sur la période 2019-2022, il va bientôt chuter. "Un net repli devrait ensuite s’amorcer et le nombre de collégiens eurois pourrait diminuer de _3.100 élèves entre 2022 et 2029_" écrit l'INSEE dans son étude parue le 29 juin. Des chiffres que le vice-président du conseil départemental en charge des collèges, de la réussite éducative, de la logistique et du patrimoine relativise "il faut regarder en réalité ce qui se passera"  explique Benoît Gatinet "sachant qu'on a des phénomènes qui font que la population peut aussi augmenter de façon significative. On a un constat très précis avec la crise du Covid, quand on discute avec les agents immobiliers, on voit bien qu'on a une arrivée de population importante". Les projections à plus long terme ne sont pourtant guère optimistes "le recul se poursuivrait après 2029. La diminution dépendra alors de l’évolution de la fécondité et le département pourrait perdre jusqu’à 3.700 collégiens supplémentaires entre 2029 et 2035 dans les hypothèses les plus pessimistes" poursuit l'INSEE Normandie.  

Louviers, Gisors,Bernay et Verneuil-d'Avre-et-d'Iton, les secteurs les plus touchés

La diminution du nombres de collégiens est très marquée dans le secteur de Louviers, qui, avec 550 élèves en moins sur la période 2019-2029, concentre un quart de la baisse départementale. C'est beaucoup reconnaît Benoît Gatinet avant d'ajouter "550 élèves répartis sur les collèges de ce secteur-là, ce n'est pas forcément significatif à l'échelle de chaque établissement"

Parmi les autres territoires touchés, Gisors avec 240 collégiens en moins, Bernay avec une baisse de 390 élèves ou Verneuil-d'Avre-et-d'iton (270 collégiens en moins). Seule la zone de Pont-Audemer devrait gagner des élèves, une vingtaine sur la même période 2019-2029. Pour tenir compte de cette nouvelle démographie, la conseil départemental de l'Eure avait déjà décidé de la fermeture de deux collèges à Évreux et à Val-de-Reuil, alors qu'un nouvel établissement vient d'être livré au Neubourg et que le collège César Lemaître est en cours de (re)construction à Vernon.

Vue aérienne du chantier du collège César Lemaître à Vernon, sur le site de l'ancienne caserne Fieschi
Vue aérienne du chantier du collège César Lemaître à Vernon, sur le site de l'ancienne caserne Fieschi - Conseil départemental de l'Eure

Benoît Gatinet, vice-président du conseil départemental de l'Eure, en charge des collèges l'assure : " il n'y a pas de fermetures prévues liées à cette évolution démographique de nos collégiens"

Les explications de Benoît Gatinet, vice-président du conseil départemental de l'Eure, en charge des collèges

Et Benoît Gatinet d'avancer un plan pluriannuel d'investissement de 172 millions d'euros qui va passer à 210 millions d'euros : "on va verdir nos collèges, apporter des pompes à chaleur, des panneaux photovoltaïques, de la récupération d'eau de pluie, autant d'éléments qui font augmenter l'enveloppe"

Les raisons de la baisse

À partir de 2022, les prévisions démographiques font état d'une baisse de la population des jeunes âgés de  11 à 14 ans. Plusieurs explications sont avancées. "Le département a longtemps connu un excédent migratoire, du fait de son attractivité, notamment auprès des Franciliens et des habitants de l’agglomération rouennaise" mais explique l'INSEE, "cet excédent n’existe plus depuis 2015, les départs étant devenus plus nombreux que les arrivées". Une analyse avec laquelle n'est pas d'accord Benoît Gatinet "entre 2008 et 2018, au contraire, on avait une évolution importante de nos effectifs, qui redescend un peu après 2022" dit l'élu. Dernière donnée mise en avant par l'INSEE, une natalité en baisse depuis 2012 dans l'Eure, "bien sûr faites des enfants mais aussi venez habiter dans l'Eure !" conclut Benoît Gatinet. 

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