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Éducation

Monistrol-sur-Loire : bilan plutôt positif de la simulation attentat au collège Notre-Dame-du-Château

lundi 12 novembre 2018 à 20:29 Par Octavie Couchard, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu Pays d'Auvergne

Ce lundi 12 novembre, les 310 établissements scolaires de Haute-Loire ont simulé une alerte attentat. C'était le cas dans le collège européen Notre-Dame-d'Espérance, où 745 él-ves sont restés confinés pendant presque une heure dans les bâtiments avec le personnel.

Les 745 élèves de l'ensemble scolaire ont été confinés pendant presque 1 heure.
Les 745 élèves de l'ensemble scolaire ont été confinés pendant presque 1 heure. © Radio France - Octavie Couchard

Monistrol-sur-Loire, France

Le scénario était bien rodé : sur Facebook, un individu menace d'attaquer un établissement scolaire de la Haute-Loire. L'alerte a été donné vers 9 h 15 par un SMS au chef d'établissement, Jean-François Fournier : il faut déclencher un plan de mise en sûreté des élèves et du personnel. Trois coups de sonneries indiquent aux élèves qu'il est temps d'agir. 

Dès lors, tous les rideaux du bâtiments se baissent, toutes les lumières sont éteintes et toutes les portes sont bloquées. En l'espace de trois minutes à peine, tout l'établissement est devenu silencieux et personne ne circule dans les couloirs. 

Lucienne Mounier est la directrice de l'école maternelle et primaire, accolées au collège : "Tout le monde est confiné, il n'y a aucun bruit, tout s'est fait dans le calme. Même le secrétariat est bouclé", raconte-t-elle. Elle fait partie des six observateurs de l'opération, pour relayer les informations et faire un point sur les choses à améliorer. 

Toutes les portes ont été vérifiées afin de s'assurer du bon respect des consignes. - Radio France
Toutes les portes ont été vérifiées afin de s'assurer du bon respect des consignes. © Radio France - Octavie Couchard

Pour s'assurer que tout se passe bien également, mais aussi pour valider le fameux PPMS, le plan prévention de mise en sûreté de l'établissement, trois gendarmes de la compagnie d'Yssingeaux patrouillent dans les couloirs. "Les enfants sont sous les tables, les rideaux sont fermés, ils se protègent en attendant l'arrivée des forces de l'ordre", détaille Antoine Soubiran, commandant de la compagnie. Avec le chef d'établissement, Jean-François Fournier et la sous-préfète, Christine Hacques, l'ensemble des bâtiments sont vérifiés. 

En moins de trois minutes, l'établissement était complètement silencieux. - Radio France
En moins de trois minutes, l'établissement était complètement silencieux. © Radio France - Octavie Couchard

Au bout d'une heure, le confinement est levé. "On a fermé les rideaux et on était assis dans le noir", raconte les enfants, qui assurent ne pas avoir eu peur. Du côté de l'équipe de direction, c'est le moment de faire le bilan. "_ça met un certaine pression on ne peut pas le nier même si on avait mis les choses en place par ailleurs_. On sait que ce bâtiment historique a des inconvénients mais il a aussi des avantages, on peut le fermer, avec la cantine au milieu, j'ai l'impression que ça a plutôt bien fonctionné", confie Jean-François Fournier.

S'assurer que tout se passe bien

L'exercice était piloté à la fois par l'Education Nationale et par le Ministère de l'Intérieur. Pour la sous-préfète, Christique Hacques, cette première simulation à l'échelle départementale permet surtout de voir où sont les failles, afin de trouver des solutions. "Pour l'instant, l'enseignement qu'on en tire au collège de Monistrol, c'est que les choses se sont plutôt bien passées. L'exercice n'a duré qu'une heure grand maximum et on peut imaginer que dans la réalité ce soit un peu plus compliqué parce que ça peut durer longtemps, mais pour le moment on constate que ça a bien fonctionné".

Les gendarmes, la sous-préfète d'Yssingeaux et l'équipe de direction ont ensuite fait le bilan de l'opération. - Radio France
Les gendarmes, la sous-préfète d'Yssingeaux et l'équipe de direction ont ensuite fait le bilan de l'opération. © Radio France - Octavie Couchard

Au collège de Monistrol-sur-Loire, les 745 élèves avaient été avertis la semaine dernière de l'attitude à adopter et des consignes à respecter en cas d'alerte. La prochaine fois, l'alerte sera lancée sans prévenir les élèves et le personnel. Le préfet devait aire un bilan global des opérations menées sur l'ensemble du département.