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Montfort-sur-Meu : six enseignants du lycée René Cassin menacés de sanctions

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Par , France Bleu Armorique

Des sanctions administratives pourraient être prononcées à l'encontre de six enseignants syndiqués du lycée René Cassin de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine) suite à leur mobilisation contre la réforme du baccalauréat en janvier 2020.

Le lycée René Cassin de Monfort-sur-Meu
Le lycée René Cassin de Monfort-sur-Meu - Google Street View

Ces menaces de sanctions, les six enseignants concernés ont bien du mal à les comprendre. En janvier 2020, ils manifestent pendant plusieurs jours devant leur lycée René Cassin à Montfort-sur-Meu avec des élèves mobilisés eux aussi contre la réforme du baccalauréat de Jean-Michel Blanquer. 

On a rien à se reprocher

"On a décidé d'exercer notre droit de grève et de manifester devant l'établissement. A aucun moment, nous ne sommes rentrés dans le lycée donc on a rien à se reprocher" explique une enseignante menacée par ces sanctions administratives et qui préfère garder l'anonymat.  Au troisième jour de la mobilisation, la tension monte d'un cran et des lycéens manifestants rentrent dans l'établissement pour tenter de perturber les épreuves de contrôle continu mais l'enseignante le répète "c'était une intrusion d'élèves, on ne leur a pas demandé d'entrer dans l'établissement et nous sommes restés à l'extérieur. Nous sommes tous un peu sonnés par ce qui nous tombe sur la tête. Nous avons encore le droit de nous opposer à une réforme que l'on conteste. Nous sommes profondément choqués par l'injustice que l'on subit. C'est une épée de Damoclès au dessus de nos têtes et nous sommes inquiets".

Les syndicats unis pour demander l'arrêt des procédures

L'ensemble des syndicats de l'éducation nationale dénoncent eux aussi ces menaces de sanctions envers six enseignants syndiqués. "C'est clairement une répression anti-syndicale. Il est hors de question de laisser passer sous silence une sanction qu'elle quelle soit pour avoir user de son droit de grève. On cherche à faire des exemples" explique Fabienne Portanguen, co-secrétaire départementale du Sud Education qui évoque des situations similaires à Melle dans les Deux-Sèvres, Bordeaux ou à Clermont-Ferrand. "Ce qui est important, c'est que toutes les procédures s'arrêtent et que les collègues puissent envisager leur rentrée dans la plus grande sérénité" explique la syndicaliste. 

La décision appartient au recteur

C'est au recteur Emmanuel Ethis désormais de trancher d'ici la fin de l'année scolaire autrement dit le 6 juillet. Les sanctions peuvent aller de la suspension temporaire à la sanction financière ou même la mutation.

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