Éducation

Najat-Vallaud Belkacem souhaiterait une scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans

Par Raphaël Godet, France Bleu mercredi 21 septembre 2016 à 16:10

La ministre de l'Education nationale Najat-Vallaud Belkacem, ici en compagnie d'une élève, souhaiterait rendre la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans.
La ministre de l'Education nationale Najat-Vallaud Belkacem, ici en compagnie d'une élève, souhaiterait rendre la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans. © AFP - PHILIPPE DESMAZES

Najat Vallaud-Belkacem a de nouveau évoqué, lors d'un déplacement ce mercredi, sa volonté d'étendre la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, contre 6 à 16 ans actuellement. Une mesure qui servirait, selon la ministre de l'Education nationale, à lutter contre le décrochage.

La première annonce remonte au week-end dernier. Alors qu'elle intervenait, samedi, à l'Université PS de l'engagement, près de Lille, Najat Vallaud-Belkacem écrivait sur Twitter : "Pour aller plus loin sur l'Education, je proposerai d'étendre la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans". En clair, avec cette mesure, la scolarité obligatoire, qui court actuellement de 6 à 16 ans, commencerait trois ans plus tôt et se terminerait deux ans plus tard.

Lutter contre le décrochage scolaire

Ce mercredi, la ministre de l'Education nationale a profité d'un déplacement dans un collège de Créteil (Val-de-Marne) pour éclaircir sa pensée, tout en prenant soin de préciser qu'il ne s'agissait pas d'une "annonce de réforme pour la fin du quinquennat." L'objectif de cette mesure serait de lutter contre le décrochage scolaire. Chaque année, environ 110.000 jeunes sortent du système scolaire, sans avoir obtenu une qualification. Cette nouvelle disposition obligerait alors l'Etat à"trouver une solution à tous les élèves jusqu'à 18 ans, quand ils n'ont pas accès au marché du travail, faute de qualification". Néanmoins, "il ne s'agit pas d'obliger un élève détenteur d'un CAP, en apprentissage ou en service civique à retourner en cours".

Une réforme qui aurait un coût

Cette réforme, si elle était mise en oeuvre, obligerait à réintégrer 80.000 décrocheurs âgés de 16 et 18 ans dans le système scolaire. Cela nécessiterait aussi la création de "5.000 à 7.000 postes de professeurs supplémentaires", a calculé Najat Vallaud-Belkacem."Evidemment que ça coûterait de l'argent", a concédé la ministre, tout en rappelant que chaque élève décrocheur coûte 230.000 euros à la collectivité. Actuellement, 98 % des élèves français commencent leur scolarité dès 3 ans, à l'école maternelle.

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